
On l’a déjà vu : le minou est, entre autres choses, un chat et un terme d’affection.
Le dictionnaire numérique Usito indique trois autres sens :
«Nom donné à l’inflorescence des arbres ou arbustes qui se présente sous la forme d’un épi souple et duveteux, ou à d’autres éléments végétaux d’aspect duveteux»;
«Petit amas de poussière en forme de boule laineuse qui se forme par terre, notamment sous les meubles» (d’où «Petite boule de fibre qui, sous l’effet de l’usure, se forme sur une étoffe initialement rase»;
«Tissu de peluche ou qui a l’aspect de la peluche.»
C’est probablement le deuxième sens qu’avait en tête Sylvain Cormier quand il écrit, en 2013 :
«Prix à payer : on ne se sent pas proche d’un artiste repu, content de lui-même, terré dans sa tour d’ivoire, essentiellement préoccupé par ses minous de nombril» (Des oreilles au bout des doigts, p. 177).
À votre service.
P.-S.—L’Oreille tendue a présenté ce texte le 24 juin 2026.
Référence
Cormier, Sylvain, Des oreilles au bout des doigts. 35 ans de journalisme musical, Montréal, Somme toute / Le Devoir, 2026, 322 p. Ill. Préface d’Émile Proulx-Cloutier.



