L’oreille tendue de… Cassandra Guillin

Cassandra Guillin, Projet PSY, 2014, couverture«C’est à ce moment qu’il entendit un bruit, plutôt faible et assez éloigné; si Shane n’avait pas tendu l’oreille il n’aurait sûrement rien entendu, mais il était certain que ce bruit n’était pas une vision.»

Cassandra Guillin, Projet PSY, Paris, Société des écrivains, 2014, 316 p., p. 27.

Accouplements 118

Boîte de friandises Cracker Jack

(Accouplements : une rubriquel’Oreille tendue s’amuse à mettre en vis-à-vis deux œuvres, ou plus, d’horizons éloignés.)

Mavrikakis, Catherine, les Derniers Jours de Smokey Nelson. Roman, Montréal, Héliotrope, 2011, 303 p.

«Dis-moi, juste de toi à moi : tu l’as trouvé dans une boîte de Cracker Jack, ton permis ?» (p. 15)

La Charité, Claude, le Meilleur Dernier Roman, Longueuil, L’instant même, 2018, 177 p. Ill.

«L’institution universitaire avait eu plus que son lot de ces aventuriers de la vérité mesurable en beaux billets du dominion. Aussi, notre assemblée départementale avait-elle inscrit à l’ordre du jour une proposition de doctorat honoris causa. Les collègues les plus attachés aux traditions avaient tenu au latinisme pour bien marquer notre dissidence par rapport à la logique ambiante des docteurs honorifiques trouvant leur parchemin à sceau dans une boîte de Cracker Jack, après avoir promis un généreux don à la fondation de l’université qu’ils versaient a posteriori pour éviter toute impression de conflit d’intérêts, même s’ils étaient passés maîtres sinon docteurs en la matière» (p. 82).

P.-S.—Au Québec, les boîtes de friandises Cracker Jack pourraient donc contenir aussi bien des permis de conduire que des doctorats honoris causa. Ce n’est pas rassurant.

 

[Complément du 25 octobre 2024]

Peirano, Arlette et Louise Fournier, Esclavardage (une arobase entre nous), Nouméa, Pearl édition, 2006, 330 p.

«Hey ! Mais ma parole, tu as eu ton permis de conduire dans une boîte de Cracker Jack, espèce de chauffeur du dimanche !» (p. 87)

Michel Tremblay

Le 30 octobre 2017, l’Oreille tendue remettait, au nom de la Fondation Émile-Nelligan, le prix Gilles-Corbeil à Michel Tremblay pour l’ensemble de son œuvre. On peut lire l’éloge qu’elle a alors prononcé ici.

Le 22 mai dernier, à l’Université de Montréal, l’Oreille s’entretenait avec l’écrivain dans le cadre du séminaire de création littéraire «Habiter le territoire» de sa collègue Marie-Pascale Huglo.

Le site udemnouvelles publie aujourd’hui un article sur cet événement.

La vidéo de l’entretien est sur YouTube.

Vous en connaissez, vous ?

Logo original de la série télévisée Gossip GirlL’Oreille tendue donne actuellement un cours sur le blogue. Dans ce cadre, elle est à la recherche d’œuvres de fiction qui représentent cette pratique d’écriture.

Des exemples ?

Le blogue du docteur John Watson dans la série télévisée Sherlock.

L’épisode de The West Wing où Josh Lyman démontre qu’il ne comprend rien à cette forme d’expression.

Le film Julie & Julia de Nora Ephron (2009).

Les romans de la série Gossip Girl et les émissions de télévision qu’on en a tiré.

Le Compteur intelligent. Carnets libres, volume II de Daniel Sylvestre (Montréal, La Mèche, coll. «Les doigts ont soif», 2013, 92 p. Ill.).

Vous avez d’autres suggestions ? Les commentaires sont ouverts. Merci à l’avance.

P.-S.—Des livres tirés de blogues ? Non merci : pour l’instant, l’Oreille a ce qu’il faut sur ce plan.

Illustration : logo original de la série télévisée Gossip Girl. L’élite de New York déposé sur Wikimedia Commons