Curiosité sportivo-épistolaire du jour

L’Oreille tendue est épistologue : elle s’intéresse à toutes les formes de la lettre, notamment à la carte postale.

L’Oreille tendue travaille aussi sur les représentations culturelles du sport, particulièrement sur celles de Maurice Richard.

L’Oreille tendue a donc réfléchi aux correspondances des sportifs, par exemple à celles d’Andre Agassi et de Jean Béliveau.

Ce matin, elle découvre ceci, sur eBay : une carte postale de Maurice Richard à sa femme, envoyée de Spokane en 1961.

Carte postale de Maurice Richard à sa femme, Spokane, Washington, 1961, recto

Carte postale de Maurice Richard à sa femme, Spokane, Washington, 1961, verso

Tout est dans tout, et réciproquement, comme le disait si justement le journaliste sportif Jean Dion.

 

Références

Melançon, Benoît, «Le cabinet des curiosités épistolaires. Le courrier des sportifs», Épistolaire. Revue de l’AIRE (Association interdisciplinaire de recherche sur l’épistolaire, Paris), 33, 2007, p. 279-283; repris, sous le titre «Sportifs épistolaires», dans Écrire au pape et au Père Noël. Cabinet de curiosités épistolaires, Montréal, Del Busso éditeur, 2011, p. 81-89. [Sur la correspondance des sportifs]

Melançon, Benoît, «Le cabinet des curiosités épistolaires», Épistolaire. Revue de l’AIRE (Association interdisciplinaire de recherche sur l’épistolaire, Paris), 43, 2017, p. 171-173. [Sur la carte postale à l’ère du numérique]

Le zeugme du dimanche matin et de Mme de Sévigné

Timbre français à l’effigie de Mme de Sévigné

«Je leur dirais : “Madame, voyons donc à quoi nous en sommes; faut-il vous reconduire ? Ne m’en empêchez donc point, et ne perdons pas notre temps et notre poumon.”»

Mme de Sévigné à Mme de Grignan, lettre du 8 avril 1671, dans madame de Sévigné, Lettres, introduction, chronologie, notes et archives par Bernard Raffalli, Paris, Garnier-Flammarion, coll. «GF», 282, 1976, 448 p., p. 95.

Autopromotion 668

Épistolaire, 48, 2022, couverture

Depuis la nuit des temps, l’Oreille tendue collabore à Épistolaire, la revue de l’Association interdisciplinaire de recherches sur l’épistolaire. De sa chronique, «Le cabinet des curiosités épistolaires», elle a tiré un recueil en 2011, Écrire au pape et au Père Noël.

La 48e livraison d’Épistolaire vient de paraître (2022, 267 p., ill., cahier couleurs, ISSN : 0993-1929). L’Oreille y parle des lettres déchirées et découpées, donc de mode féminine.

 

Table des matières

Haroche-Bouzinac, Genevière, «Avant-propos», p. 5-6.

«Dossier. Épistolaire et biographie»

Simonet-Tenant, Françoise, «Introduction. Les lettres et le “secret de vie…», p. 9-18.

Diaz, José-Luis, «“Il est tout entier dans sa correspondance…” Usages biographiques de l’épistolaire dans la seconde moitié du XIXe siècle», p. 19-32.

Haroche-Bouzinac, Geneviève, «Réflexions sur un papier à lettres», p. 33-41.

Genand, Stéphanie, «L’épistolaire comme trace mémorielle chez le marquis de Sade et Germaine de Staël», p. 43-49.

Hovasse, Jean-Marc, «La vie et les lettres de Victor Hugo», p. 51-60.

Dufief, Pierre-Jean, «Les Goncourt au confessionnal de la correspondance», p. 61-71.

De Vita, Philippe, «La lettre dans les biographies de Jean Renoir : un document subjectif», p. 73-86.

Gestern, Hélène, «Armen Lubin, une vie à écrire», p. 87-98.

«La lettre dans l’univers de la biographie», p. 99-103. Entretien avec Dominique Bona. Propos recueillis par Geneviève Haroche-Bouzinac.

«Perspectives»

Rizzoni, Nathalie, «Écrans nouveaux et petite poste de Paris au début des années 1760», p. 107-128. Ill.

Guiot, Tristan, «Une correspondance au statut problématique : enjeux historiques, théoriques et critiques des Lettres de Renée Vivien à Kérimé», p. 129-141.

Allorant, Pierre, «Jeanne Jozon (1868-1946) artiste “art nouveau”. Aspects d’une correspondance inédite», p. 142-161. Ill.

Obitz-Lumbroso, Bénédicte, «L’édition numérique de correspondances : pour quoi, pour qui ? Réflexions autour de l’édition de la correspondance de Beaumarchais», p. 163-173.

«Chroniques»

Melançon, Benoît, «Le cabinet des curiosités épistolaires», p. 177-179.

Vanackere, Mathilde, «État présent des études sur la correspondance de Bussy-Rabutin», p. 181-188.

Rouch, Marine, «Simone de Beauvoir “épistolière” : état de la question», p. 189-203.

«La revue Plumes, une aventure éditoriale singulière. Entretien avec Marianne Vic», p. 205-208. Propos recueillis pas Geneviève Haroche-Bouzinac.

«Recherche»

Forner, Fabio, «Présentation du Centre de recherche sur les correspondances de Vérone, Centro di ricerca sugli epistolari del settecento (C.R.E.S.)», p. 211-215.

Biron, Caroline, «L’émergence du roman épistolaire en France au XVIIe siècle. Thèse de doctorat en Langue et littérature françaises, soutenue à l’université de Nantes le 19 novembre 2021, sous la direction de Mme Nathalie Grande», p. 217-219.

«Comptes rendus», p. 221-259.

«Table des figures», p. 261-262.

«Résumés», p. 263-267.

Benoît Melançon, Écrire au pape et au Père Noël, 2011, couverture

Autopromotion 651

Guy Lafleur dans une publicité épistolaire de la Fondation des maladies mentales du Québec

Aujourd’hui, l’Oreille tendue sera au micro de Chantal Dauray, à l’émission de radio Au fil du temps, de Canal M Vues et voix. Il sera question d’écriture épistolaire.

L’émission commence à midi. Elle peut être écoutée en direct ou en différé sur le Web.

 

[Complément du jour]

On peut (ré)entendre l’entretien ici, à partir de la 32e minute.

Carences de l’Oreille

Marie-Hélène Voyer, Mouron des champs, 2022, couverture

L’Oreille tendue n’est douée ni pour la calligraphie ni pour le dessin. Demandez-lui de vous écrire un mot ou d’illustrer quelque chose et le résultat est assuré : un barbeau / barbot. Définition d’Usito : «Tache d’encre sur du papier; dessin, caractère d’écriture maladroit, confus ou informe.»

On trouve au Québec les deux graphies.

«Un barbot ! Saloperie !» (De Saint-Denys Garneau, Lettres, à François Rinfret, 23 juin 1932, p. 245)

«Chaque fois que j’écris me revient ce jeu auquel ma mère s’adonnait parfois avec moi. Elle dessinait d’abord sur une feuille des lignes tortueuses et torturées. Des barbeaux têtus et obscurs» (Marie-Hélène Voyer, Mouron des champs, p. 165).

C’est comme ça.

 

Références

De Saint-Denys Garneau, Lettres, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. «Bibliothèque du Nouveau Monde», 2020, 918 p. Édition préparée, présentée et annotée par Michel Biron.

Voyer, Marie-Hélène, Mouron des champs suivi de Ce peu qui nous fonde, Saguenay, La Peuplade, coll. «Poésie», 2022, 196 p.