Soit le passage suivant de La colline qui travaille (2024), l’excellent récit de Philippe Manevy :
Encouragée par ce premier succès, La Rouge, un peu grise déjà, lève le poing : Debout, les damnés de la terre ! Debout, les forçats de la faim ! Mais des protestations s’élèvent aussitôt : «Ah non ! Tu ne vas pas commencer à nous emmerder avec ta politique!» Les idées fusent. Une voix crie «Maurice Chevalier !», une autre «Mistinguett !», une autre encore «Le fiacre !», mais une dernière répond : «C’est trop cochon !» Et l’on en reste là.
Peut-être aurez-vous reconnu les paroles de «L’Internationale» et les noms de Maurice Chevalier et de Mistinguett. Mais qu’en est-il de ce «fiacre» dont le texte serait «trop cochon» pour être chanté ?
Il s’agit d’une chanson rendue célèbre par Yvette Guilbert. On y décrit des amours hippomobiles illicites.
Cela vous dit maintenant quelque chose ? Vous avez raison : l’Oreille tendue a déjà consacré un long article à ce type de manifestation des «fureurs de la locomotion» (Flaubert).
À votre service.
Illustration : portait d’Yvette Guilbert, photo déposée sur Wikimedia Commons
Références
Manevy, Philippe, La colline qui travaille. Récit, Montréal, Leméac, 2024, 283 p. Édition numérique.
Melançon, Benoît, «Faire catleya au XVIIIe siècle», Études françaises, 32, 2, automne 1996, p. 65-81. https://doi.org/1866/28660





