Archives pour la catégorie Accent & prononciation

Je me souviens…

…que mon grand-père disait «slices» pour «sandwichs». (Et pourtant je parle encore français.)

…que la fille d’une de mes amies parisiennes a maîtrisé le subjonctif avant d’être propre. (Et cette amie racontait cela non sans fierté.)

…que mon professeur de latin, au secondaire, nous a plusieurs fois expliqué «le cas de bedon» (comme dans «oubedon» : ou bien).

…qu’une jeune Française déplorait devant moi la faiblesse du français québécois, dans une phrase où elle utilisait «lequel que».

…qu’un Américain, débarqué en France pour y parfaire son français, est entré dans un restaurant, qu’il a demandé du bacon en prononçant le mot à la française («bakon» et pas «békeune») et qu’on a ri de lui. (Et il n’a pas mangé pendant deux jours.)

…que j’ai longtemps prononcé «Salaberry» à l’anglaise. (Et qu’un de mes potes parlait des Éditions «Albinne Mitchel».)

…qu’à Bangkok j’ai découvert ce qu’était véritablement le dépaysement linguistique. (Je ne comprenais rien du tout.)

…qu’il m’est déjà arrivé d’utiliser, en exposé universitaire, «ça l’a». (Je n’ai plus recommencé.)

À cheval avec Mathieu Bock-Côté et Mononc’ Serge

«Le franglais, c’est full overrated.»
@machinaecrire

Si vous êtes ici, c’est que vous le savez : l’Oreille tendue s’intéresse aux questions de langue au Québec. Il lui arrive, à l’occasion, de donner des entrevues, de faire des conférences, d’intervenir dans des cours, d’écrire des articles — bref, de pontifier sur l’état de la langue au Québec.

Parmi les questions qu’on lui pose alors, deux reviennent sans cesse, qui l’embêtent dans les grandes largeurs.

La première est celle du joual. (Note pour les non-initiés : le mot joual est une déformation de la prononciation du mot cheval et il désignerait un état particulier de la langue française parlée au Québec, état dégradé et, de ce fait, soumis à l’opprobre.) Quand on l’interroge là-dessus, l’Oreille répond toujours la même chose : le joual — si tant est qu’une telle chose existe — n’a d’intérêt qu’archéologique; cela renvoie aux querelles linguistiques des années 1960, 1970, peut-être 1980. Il ne reste aujourd’hui, à se poser des questions sur le joual, pensait l’Oreille, que les journalistes français, Diane Lamonde (1998, 2004) et Mononc’ Serge. Pour les premiers, on la croira sur parole. Pour le dernier, auteur-compositeur-interprète de son état, un exemple, tiré d’une entrevue accordée au quotidien la Presse, devrait suffire :

Je suis ambivalent. J’aime le joual. On peut crier à l’impureté, mais c’est quand même une langue ancrée dans une réalité, qui a sa beauté, et qui ne se substitue pas au français («C’est beau, le joual», 10 décembre 2011, cahier Arts, p. 8).

Le joual serait donc une langue différente du français. C’est Octave Crémazie, ce poète du XIXe siècle qui déplorait l’absence d’une langue nationale, qui serait content d’apprendre que les Québécois — il aurait dit : les Canadiens — ont, enfin, une langue à eux.

La seconde question à embêter l’Oreille est celle du niveau du français au Québec. On ne sait pas très bien ce qu’il est, mais une chose serait sûre : il baisserait. Cette affirmation pose toutes sortes de problèmes.

Un problème historique. Jean-Marie Klinkenberg l’a spitamment démontré dans «Le français : une langue en crise ?» (1992) : on prétend que le niveau du français baisse, en France et en Belgique, depuis… la fin du XVIIe siècle. Si c’était vrai, personne ne devrait plus être capable de comprendre un texte de cette époque, et notamment le texte dans lequel il est dit que le niveau baisse. Or ce n’est évidemment pas le cas.

Un problème de démonstration linguistique. S’il était vrai que la maîtrise de la langue va en s’amenuisant de génération en génération, ce devrait pouvoir être démontré, exemples et statistiques à l’appui. Pourtant, personne ne peut faire cette démonstration, cela pour une raison fort simple : pour comparer un état historique de langue avec un autre, il faut des données comparables, et ces données, pour l’essentiel, n’existent guère, du moins pour le Québec. Quand elles existent — ce qui est rare, et uniquement pour la période la plus récente —, elles tendent même à démontrer que le niveau… monte. Ce sont, par exemple, les conclusions auxquelles arrivent Pascale Lefrançois et Marie-Éva de Villers dans une étude récente (2013) sur la connaissance du lexique standard d’élèves québécois de troisième secondaire. Pareilles enquêtes ont moins de poids médiatique que les coups de gueule de tel ou tel omnicommentateur parfaitement informé par son nombril. Une chose est sûre : si vous affirmez que le niveau baisse, c’est à vous de le prouver de façon sérieuse.

Un problème de responsabilité personnelle, enfin. Imaginons, pour un instant, que le niveau baisse. De qui serait-ce la faute ? Les médias ne cessent de claironner leur réponse : c’est la faute à l’école. Malheureusement, les choses ne sont pas aussi simples. On n’apprend pas sa langue qu’à l’école; on l’apprend aussi à la maison. Sur ce plan, l’Oreille avoue son étonnement quand elle entend des parents québécois se plaindre de la faiblesse linguistique supposée de leur progéniture. Ce faisant, ces parents ne sont-ils pas en train de reconnaître leur propre responsabilité ? De deux choses l’une. Ou les parents sont capables d’assurer la formation linguistique de leurs enfants et ils ne le font pas — si le niveau baisse, c’est de leur faute. Ou les parents ne sont pas capables d’assurer cette formation, ce qui serait la preuve que le niveau ne baisse pas — il aurait toujours été faible et ces parents n’auraient pas pris les moyens de corriger la situation pour eux-mêmes.

Revenons, pour conclure, au discours de la déchéance linguistique québécoise. Il peut prendre la forme d’une déploration sur la montée du franglais (quoi que soit le franglais), voire de son triomphe. Mathieu Bock-Côté, dans cette prose hypervitaminée qui n’est qu’à lui, en donnait un exemple sur son blogue le 13 juillet 2014, sous le titre «Le franglais : le raffinement des colonisés» :

Ce joual guindé [le franglais, ce «dialecte»] trouve évidemment ses défenseurs. On nous chante la liberté créatrice des artistes, en oubliant que la création artistique n’est pas strictement individuelle. Elle s’alimente d’une culture, et elle l’alimente en retour. Mais c’est le point d’aboutissement d’un individualisme extrême qui frise l’autisme culturel : on invente finalement sa propre langue comme si chacun pouvait accoucher d’un idiome à usage personnel.

Le verdict de Bock-Côté, qui parle d’«aliénation», de «déculturation», de «créolisation» et d’«anglicisation», est sans appel : «En dernière instance, le franglais ne serait-il pas la vraie langue des Québécois ?»

Sur le même joual, Mathieu Bock-Côté et Mononc’ Serge. Voilà qui est piquant.

P.S.—Peut-on amalgamer, comme le fait le blogueur, une pratique artistique (celle des Dead Obies) et celle de la population francomontréalaise dans son ensemble ? Non.

P.P.S.—En 1988, Stéphane Sarkany disait du joual que c’était un framéricain. Plus ça change…

P.P.S.—Au moment d’aller sous presse, en quelque sorte, l’Oreille découvre un nouveau texte de Mathieu Bock-Côté sur le même sujet et dans la même perspective : «triste sabir», «joual de garage», «franglais branché», «dégradation», «langue massacrée». Plus ça change…

Références

Klinkenberg, Jean-Marie, «Le français : une langue en crise», dans le Français en débat, Bruxelles, Communauté française, Service de la langue française, coll. «Français et société», 4, 1992, p. 24-45. Repris dans Études françaises, 29, 1, printemps 1993, p. 171-190 et dans Jean-Marie Klinkenberg, la Langue et le citoyen. Pour une autre politique de la langue française, Paris, Presses universitaires de France, coll. «La politique éclatée», 2001, 196 p., p. 98-122.

Lamonde, Diane, le Maquignon et son joual. L’aménagement du français québécois, Montréal, Liber, 1998, 216 p. Préface de Jean Larose.

Lamonde, Diane, Anatomie d’un joual de parade. Le bon français d’ici par l’exemple, Montréal, Éditions Varia, coll. «Essais et polémiques», 2004, 293 p.

Lefrançois, Pascale et Marie-Éva de Villers, «Un portrait qualitatif des connaissances lexicales des jeunes Québécois francophones», dans C. Garcia-Debanc, C. Masseron et C. Ronveaux (édit.), Enseigner le lexique, Namur, Presses universitaires de Namur, 2013, p. 231-250.

Sarkany, Stéphane, «Le modèle d’inscription du “framéricain” chez Michel Tremblay», Présence francophone, 32, 1988, p. 21-31.

Fil de presse 015

Pas de vacances pour les linguistes et autres langagiers, surtout pour Alain Rey. La preuve ?

Bange, Pierre, la Philosophie du langage de Wilhelm von Humboldt (1767-1835), Paris, L’Harmattan, coll. «Ouverture philosophique», 2014, 252 p.

Bouchard, Emmanuel (édit.), le Rédacto. Ponctuation. Syntaxe. Vocabulaire, Montréal, Fides éducation, 2013, xi/68 p.

Chautard, E., la Vie étrange de l’argot, Genève, Slatkine reprints, 2014, 740 p. Réimpression de l’édition de Paris, 1931.

Condillac, Étienne Bonnot de, Dictionnaire des synonymes, Paris, Vrin, coll. «Bibliothèque des textes philosophiques», 2013, 660 p. Édition critique de Jean-Christophe Abramovici.

Daniel, Jean, Dictionnaire français-périgourdin. Avec supplément, Genève, Slatkine reprints, 2013, 386 p. Réimpression de l’édition de Périgeux, 1914.

Défense et illustration de la langue française aujourd’hui, Paris, Gallimard, coll. «Hors série Poésie», 2013, 72 p. Liminaire de Xavier North et Jean-Pierre Siméon. Ouvrage collectif de Marie-Claire Bancquart, Silvia Baron Supervielle, Alain Borer, Michel Butor, François Cheng, Michel Deguy, Vénus Khoury-Ghata, Marcel Moreau, Jacques Réda et de Jacques Roubaud.

Dotoli, Giovanni, Marilia Marchetti, Cettina Rizzo et Celeste Boccuzzi (édit.), l’Espace du dictionnaire. Expressions, impressions, Paris, Hermann, coll. «Vertige de la langue», 2014.

Extermann, Blaise, Une langue étrangère et nationale. Histoire de l’enseignement de l’allemand en Suisse romande (1790-1940), Neuchâtel, Éditions Alphil, coll. «Histoire», 2014, 480 p.

Garde, Paul, l’Accent, Limoges, Éditions Lambert-Lucas, 2014 (1968), 170 p. Édition corrigée et augmentée.

Gaudin, François (édit.), la Lexicographie militante. Dictionnaires du XVIIIe au XXe siècle, Paris, Honoré Champion, coll. «Lexica, mots et dictionnaires», 2013, 360 p. Préface d’Alain Rey.

Gaudin, François (édit.), la Rumeur des mots, Rouen, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2013, 135 p. Ill. Avant-propos de Didier Terrier.

Gaudin, François (édit.), Au bonheur des mots. Hommage à Alain Rey, Rouen, Presses universitaires de Rouen et du Havre, 2014, 208 p.

Martin, Gabriel, Dictionnaire des onomastismes québécois. Les mots issus de nos noms propres, Sherbrooke, Éditions du Fleurdelysé, coll. «Renardeau arctique», 1, 2013, xxiii/226 p. Préface de Jean-Yves Dugas.

McMillan, Gilles, la Contamination des mots, Montréal, Lux, 2014, 288 p.

Melançon, Benoît, Langue de puck. Abécédaire du hockey, Montréal, Del Busso éditeur, 2014, 125 p. Préface de Jean Dion. Illustrations de Julien Del Busso.

Autopromotion éhontée.

Minaudier, Jean-Pierre, Poésie du gérondif. Vagabondages linguistiques d’un passionné de peuples et de mots, Le Rayol Canadel, Le Tripode, 2014, 157 p.

On peut entendre l’auteur au micro d’Antoine Perraud à Tire ta langue (France Culture) ici.

Paveau, Marie-Anne, Langage et morale. Une éthique des vertus discursives, Limoges, Lambert-Lucas, 2013, 300 p. Préface de Sophie Moirand.

Point, Viviane, Article et détermination dans les grammaires françaises du XVIIe au XIXe siècle, Paris, Classiques Garnier, coll. «Domaines linguistiques», 2, série «Grammaires et représentations de la langue», 1, 2014, 366 p.

Rey, Alain, Des pensées et des mots, Paris, Hermann, coll. «Vertige de la langue», 2013, 272 p.

Ricalens-Pourchot, Nicole, les Facéties des expressions françaises, Montréal, Bayard Canada, 2013, 248 p.

Spitzer, Leo, Traque des mots étrangers, haines des peuples étrangers. Polémique contre le nettoyage de la langue, Limoges, Lambert-Lucas, coll. «La lexicothèque», 2013.

Saint-Onge, Claire, l’Orthographe : toute une histoire, Scriptée, 2013, 136 p.

Szendy, Peter, À coups de points. La ponctuation comme expérience, Paris, Éditions de Minuit, coll. «Paradoxe», 2013, 160 p.

Tran-Gervat, Yen-Maï, Traduire en français à l’âge classique. Génie national et génie des langues, Paris, Presses Sorbonne nouvelle, 2013, 216 p.

Zanola, Maria Teresa, Arts et métiers au XVIIIe siècle. Études de terminologie diachronique, Paris, L’Harmattan, coll. «Rose des vents», 2014, 216 p. Préface d’Alain Rey. Postface de Bénédicte Madinier.

Allez !

(Fausse) Plaque minéralogique du Québec

Outre Atlantique, pour encourager quelqu’un, on lui dit «Allez !».

Au Québec, on préfère souvent «Envoie !» — mais avec une prononciation du cru. Dès lors se pose la question de la graphie.

L’Oreille tendue vous propose quelques possibilités.

«Tire ! Enwouèye, tire !» (Michael Delisle, le Feu de mon père, p. 13)

«enouaille» (Girerd)

«Aweille les tatas-payez ! et juste à temps pour les vacances d’été :)) https://www.youtube.com/watch?v=faOMHYCB_QE … #gas» (@alagacedowson)

«En tout cas, j’ai souvent entendu mes parents me dire : “awouèye, move-toué l’cul !”» (une lectrice de l’Oreille)

Awaye Dzigidzine, bande dessinée de Suicide et Caron

Tant de questions, si peu d’heures.

 

[Complément du 17 juillet 2014]

Deux autres graphies, venues de la bande dessinée : avouaill (Kesskiss passe Milou ?, p. 54) et avouaille (Kesskiss passe Milou ?, p. 56 et Tintin et son ti-gars, p. 17).

 

[Complément du 24 juillet 2014]

Pour Albert Chartier (Onésime, mars 1956) : «Envoye».

Albert Chartier, Onésime, mars 1956, détail

 

[Complément du 25 juillet 2014]

Dans la bande dessinée Motel Galactic 2 de Francis Desharnais et Pierre Bouchard : «enweille» (p. 36).

 

[Complément du 26 juillet 2014]

Suggestion du Spornographe : «Enwaille estie, rentre-la.»

 

[Complément du 14 septembre 2014]

Chez Vickie Gendreau, dans le roman Testament (2012) : «Enwèye, pine-moi contre la table, Dominic» (p. 140).

 

[Complément du 19 septembre 2014]

Par-delà les ans, Hervé Bouchard (2014) rejoint Albert Chartier (1956) : «J’ai appris sans chaise, sans même le bâton, au son de l’envoye du grand chef montreur» (p. 14).

 

[Complément du 28 septembre 2014]

Il y a aussi aweye.

Et anweille.

 

Références

Bouchard, Hervé, Numéro six. Passages du numéro six dans le hockey mineur, dans les catégories atome, moustique, pee-wee, bantam et midget; avec aussi quelques petites aventures s’y rattachant, Montréal, Le Quartanier, «série QR», 80, 2014, 170 p.

Chartier, Albert, Onésime. Les meilleures pages, Montréal, Les 400 coups, 2011, 262 p. Publié sous la direction de Michel Viau. Préface de Rosaire Fontaine.

Delisle, Michael, le Feu de mon père, Montréal, Boréal, 2014, 121 p.

Desharnais, Francis et Pierre Bouchard, Motel Galactic. 2. Le folklore contre-attaque, Montréal, Éditions Pow Pow, 2012, 101 p.

Gendreau, Vickie, Testament, Montréal, Le Quartanier, «série QR», 60, 2012, 156 p.

Giard, Luc, les P’tits Tintins à Luc Giard. Kesskiss passe Milou ?, Montréal, Éditions du phylactère, coll. «Album Tchiize», 3, 1988, 62 p.

Giard, Luc, les P’tits Tintins à Luc Giard. Tintin et son ti-gars, Montréal, Éditions du phylactère, coll. «Album Tchiize», 5, 1989, 51 p.

Girerd, Son honneur, Montréal, La Presse, 1981, [s.p.].

Suicide, Richard et Caro Caron, Awaye Dzigidzine, Montréal, Éditions Beaulieu, 1996, 20 p. Bande dessinée.

Ne parlons pas religion

Soit le commentaire suivant, signé par un chroniqueur du site RDS.ca, qui en a contre les joueurs des Canadiens de Montréal — c’est du hockey —qui ne démontre(raie)nt pas les efforts nécessaires par les temps qui patinent :

Les passagers des derniers matchs avaient déjà été identifiés : Pacioretty, Bourque, Plekanec, Subban, Eller, Gionta, Vanek et Emelin. Par passagers, on sous-entendait des éléments qui n’apportaient à peu près rien sur le plan des statistiques ou qui se prenaient carrément le moine pendant qu’un petit groupe de coéquipiers, toujours les mêmes, se tuaient à l’ouvrage.

Deux remarques.

On pourra ajouter passagers à Langue de puck. Abécédaire du hockey, petit ouvrage que publiait l’Oreille tendue il y a quelques semaines.

On notera que lesdits passagers sont réputés se prendre le moine. De quoi s’agit-il ?

Sans entrer dans des détails scabreux, on dira que le moine, pour utiliser la langue du hockey, se trouve dans le bas du corps. Qui se le prend paresse. Pour un joueur de hockey, ce n’est pas bien.

P.S.—On voit aussi se pogner le moine ou se pogner le beigne. C’est dans la même région.

P.P.S.—Ce moine se prononce fréquemment mouène.

P.P.P.S.—Un collègue de l’Oreille, Olivier Bauer, ne cesse de le démontrer : hockey et religion ont partie liée au Québec. Cela étant, il ne paraît pas à l’Oreille que la dimension religieuse de ce moine soit clairement démontrée.