De l’article Boulonnage
De l’article le Chandail de hockey (de Roch Carrier)
De l’article Décéder
De l’article Football (mots du ~)
De l’article Jouer cochon
« Nous n’avons pas besoin de parler français, nous avons besoin du français pour parler » (André Belleau).
De l’article Boulonnage
De l’article le Chandail de hockey (de Roch Carrier)
De l’article Décéder
De l’article Football (mots du ~)
De l’article Jouer cochon
Il arrive qu’un sportif, notamment au football (américain, donc canadien) ou au soccer, repousse un adversaire en tendant le bras pour le frapper. En anglais, on parle de stiff-arm fend. Comment désigner cela en français ?
À la télévision québécoise, dans le vocabulaire du football (canadien, donc américain), on a longtemps entendu technique du bras tendu.
Depuis peu, raffut a fait son apparition, au grand étonnement de l’Oreille, elle aussi tendue. D’où le mot vient-il ?
Du vocabulaire du rugby, avance le Wiktionnaire : «Technique utilisée par le porteur du ballon pour repousser, de sa main libre ouverte ou du bras, le haut du corps d’un adversaire cherchant à le plaquer.»
Merci, le Wiktionnaire.
P.-S.—Non, ce n’est pas (encore ?) de la langue de puck.
(À l’occasion, tout à fait bénévolement, l’Oreille tendue essaie de soigner des phrases malades. C’est cela, la «Clinique des phrases».)
Mason Toye joue pour le CF Montréal — c’est du soccer, donc du football —, mais pas actuellement.
Un journal montréalais évoque la chose :
Mason Toye était le meilleur buteur du club en 2021 jusqu’à la blessure qui a mis fin à sa saison en août. L’Américain avait inscrit 7 buts en 14 matchs. Rétabli en vue du camp d’entraînement, un enjeu à un adducteur l’a encore tenu à l’écart en 2022.
«Enjeu à un adducteur» ? Le site transfermarkt.fr est moins sibyllin :
Déchirure des abducteurs
Donc :
Rétabli en vue du camp d’entraînement, une blessure à un adducteur l’a encore tenu à l’écart en 2022.
À votre service.
P.-S.—Oui, il y aurait aussi une anacoluthe à corriger. La vie est trop courte.
(À l’occasion, tout à fait bénévolement, l’Oreille tendue essaie de soigner des phrases malades. C’est cela, la «Clinique des phrases».)
Une fois n’est pas coutume : parlons possessifs.
Premier cas, dans le domaine du sport :
Le receveur de passes Sammis Reyes participe au camp des recrues organisé par l’équipe de football de Washington à leur complexe d’entraînement d’Ashburn, en Virginie.
Une «équipe» ne peut pas avoir «leur complexe».
Corrigeons :
Le receveur de passes Sammis Reyes participe au camp des recrues organisé par l’équipe de football de Washington à son complexe d’entraînement d’Ashburn, en Virginie.
Second cas, en histoire :
Depuis son achèvement, la Révolution tranquille a suscité de nombreuses recherches pour tenter d’en comprendre son importance et sa signification.
La redondance «en» / «son» / «sa» est gênante.
Faisons du ménage :
Depuis son achèvement, la Révolution tranquille a suscité de nombreuses recherches pour tenter d’en comprendre l’importance et la signification.
À votre service.
Dans les médias sportifs québécois, on hésite parfois à dire d’un athlète qu’il est petit. On dira alors qu’il est diminutif.
L’illustration ci-dessus évoque un «diminutif quart-arrière» — c’est du football. Autre exemple : «Le bouillant et diminutif [Earl] Weaver [c’est du baseball] valait souvent le prix d’entrée à lui seul» (le Devoir, 22 janvier 2013, p. B6).
Si l’Oreille tendue se mettait en tête — elle ne le fera pas — de retrouver l’origine de ce synonyme supposé, elle commencerait par se pencher sur les œuvres complètes de Rodger Brulotte. Qui ne se souvient des innombrables diminutifs joueurs d’arrêt-court — c’est encore du baseball — dont il a commenté les moindres gestes au fil des ans ?
[Complément du 20 mai 2021]
Cet emploi de diminutif est plus ancien que ne le croyait l’Oreille. C’est ce qu’atteste une caricature, tombée par hasard sous ses yeux, signée Paul St-Jean et parue dans le journal la Patrie du 4 février 1945 (p. 75). Elmer Lach, le coéquipier de Toe Blake et de Maurice Richard — c’est du hockey —, serait «le meilleur centre de la N.H.L. [National Hockey League; Ligue nationale de hockey], prouvant que le joueur diminutif a encore une “grande place” dans notre jeu national».