Citation islandaise du jour

Arnaldur Indridason, la Voix, 2007, couverture

«— Vous connaissez des gens avec qui il aurait eu des contacts en dehors de l’hôtel ?
— Je ne sais rien de cet homme et j’en ai vu plus de lui que ce que j’ai envie.
— Que ce dont j’ai envie, corrigea Erlendur.
— Hein ?
— Il faut dire : ce dont j’ai envie et pas ce que j’ai envie.
Elle le regarda comme s’il était malade.
— Et vous trouvez que ça a de l’importance ?
— Oui, répondit Erlendur.
Elle secoua la tête avec une expression rêveuse.
— Et vous n’avez pas non plus remarqué de visites ? demanda Erlendur afin d’aborder un autre sujet que l’usage grammatical. Il se présenta brusquement à son esprit un centre de rééducation où les infirmes grammaticaux déprimés déambulaient en uniforme et en pantoufles en confessant leur faute : je m’appelle Finnur et je dis “ce que j’ai envie”.»

Arnaldur Indridason, la Voix, traduction d’Éric Boury, Paris, Métailié, 2007 (2002), 329 p., p. 23-24.

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

3 thoughts on “Citation islandaise du jour”

  1. Quelle peut bien être la faute de grammaire islandaise difficilement traduisible qui a ici été traduite par cette faute si commune?

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