Du texto et de ses effets linguistiques
Publié le 30 août 2009
Dans un coin, le linguiste David Crystal, l’auteur de Txtng : The Gr8 Db8 (Oxford University Press, 2008), qui ne croit pas que la pratique massive du texto aura des effets négatifs sur l’évolution de la langue. En un mot : «Why all the Fuss ?» (titre du chapitre 8). Il s’en explique dans une vidéo ici.
Dans l’autre, Louis Menand, qui, rendant compte du livre dans les pages du New Yorker le 20 octobre 2008, se montre sceptique : «It is good to know that the estimated three billion human beings who own cell phones, and who use them to send more than a trillion text messages every year, are having no effect on anything that we should care about. A trillion text messages, Crystal says, “appear as no more than a few ripples on the surface of the sea of language.” […] Still, despite what they say, size matters. A trillion of anything has to make some change in cultural weather patterns.» Menand déplore, par exemple, «the Englishing of world languages» : «texting has probably done some damage to the planet’s cultural ecology, to lingo-diversity».
Débat.
Références
Crystal, David, Txtng : The Gr8 Db8, Oxford, Oxford University Press, 2008, 256 p. Ill.
Menand, Louis, «Books. Thumbspeak. Is Texting Here to Stay ?», The New Yorker, vol. LXXXIV, no 33, 20 octobre 2008, p. 86-87.
2 réactions sur Du texto et de ses effets linguistiques
Le texto annonce-t-il la mort de la maîtrise de l’orthographe ? Pas en anglais [...].
Ici et là, j’ai eu l’occasion d’indiquer que le débat est ouvert sur les effets linguistiques des textos. Pour en avoir le cœur net, un de mes collègues de l’Université de Montréal, Patrick Drouin, lance une grande enquête. Explications et demande de collaboration ici. À suivre.