Douleur de la capitale

Panneau, Saint-Jean-de-Matha, Québec

Il y a un petit temps que l’Oreille tendue n’a pas sondé sa besace à capitale(s). Allons-y voir.

Montréal ? La «capitale du vélo», dixit son maire (le Devoir, 2 juin 2014, p. A3).

Montréal, bis ? «Montréal capitale de la perte de temps» (la Presse, 12 octobre 2012, p. A1).

Rouyn-Noranda ? «Capitale culturelle autoproclamée» (la Presse, 31 mai 2014, cahier Arts, p. 10).

Saint-Jérôme ? «La capitale de la cataracte menacée par les élections» (la Presse, 5 avril 2014, p. A7).

Québec ? «capitale septentrionale, bijou boréal / Des trois Amériques» (Loco Locass, «Hymne à Québec», 2010).

Québec, bis ? Rémi Guertin, Québec : la capitale sans ville (Éditions Trois-Pistoles, 2011, 612 p.).

Ottawa ? «Ottawa, capitale canadienne de la corruption» (le Devoir, 28 mai 2013, p. A7).

Arles ? «Arles, capitale culturelle ?» (la Presse, 21 mai 2014, cahier Voyages, p. 4).

Votre ville n’est pas une capitale ? Inquiétez-vous.

(Merci à Florent Daudens pour la photo.)

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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