Petit bougonnement du mercredi matin

L’Oreille tendue lit et édite des livres; c’est son travail. Elle est souvent étonnée du provincialisme de certains auteurs, qui n’écrivent que pour leurs voisins, leurs contemporains, voire leurs proches.

Exemples.

Un auteur québécois qui parle de l’UQAM ou de la STM, sans imaginer qu’il y ait des lecteurs sur la planète qui ne connaissent ni l’Université du Québec à Montréal ni la Société de transport de Montréal.

Un auteur français qui parle du scandale du sang contaminé, du procès d’Outreau ou de l’affaire du Sofitel, ou qui fait une allusion à Cloclo et à Johnny, sans la moindre explication, comme si la connaissance de ces événements et de ces personnes était la chose du monde la mieux partagée.

Ça vous embêterait de penser à vos lecteurs, actuels et futurs ? Vous êtes capables de faire la différence entre un article de journal et son obsolescence programmée, et un livre et sa pérennité ?

(Merci. Ça va mieux.)

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

2 thoughts on “Petit bougonnement du mercredi matin”

  1. Bonjour,

    Les références culturelles permettent de s’immerger dans un monde particulier, à une époque particulière. Expliciter les références n’aboutirait, selon moi, qu’à un texte teinté d’encyclopédisme assez malvenu, qui n’aurait pour seul effet que de nous extraire de notre lecture. N’est-ce pas au lecteur à chercher ensuite par lui-même à comprendre les références (si et seulement s’il le souhaite) ?

    Merci beaucoup de m’avoir lue,

    EdE, étudiante.

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