Non-résolution du lendemain du jour de l’an

En lisant Bit Literacy de Mark Hurst,  l’Oreille tendue tombe sur une manifestation de plus de l’esprit d’entreprise.

Constatant que le logiciel Google Earth vise à montrer tous les lieux du globe, certains petits malins ont décidé d’en profiter à des fins publicitaires :

GPS data isn’t the only trail of bits that people will generate in the physical world. Satellite cameras are getting more and more accurate, and any moment you walk outside, you (or your car) could be photographed for the next update of Google Earth.

(Knowing this, some companies and activists have cleverly painted enormous logos and slogans on roofs and other flat expanses visible to satellites.)

Il s’agit donc de se servir des ressources des satellites pour se faire connaître, par exemple en faisant de son toit une surface d’écriture, surface dont les satellites utilisés par Google feront une photographie, photographie qui se retrouvera dans les bases de données de Google, bases de données que consultent des millions de personnes.

Si  l’Oreille prenait des résolutions — ce qu’elle ne fait jamais —, il pourrait y avoir celle-ci : mieux publiciser l’Oreille tendue. Voici ce qu’on verrait alors du ciel.

Je me retiens.

Référence

Hurst, Mark, Bit Literacy. Productivity in the Age of Information and E-Mail Overload, New York, Good Experience Press, 2007. Postface de Phil Terry. Édition numérique : iBooks.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*