Défense et illustration de la minuscule, bis

Il y a quelque temps, on a vu, citation de Christian Gailly à l’appui, qu’une Américaine n’est pas une américaine. Rebelote, en quelque sorte.

Nicolas Ancion : «Quittant en un mouvement le bord du trottoir, il se glisse entre deux petites japonaises, une rouge et une bleue.» Une Japonaise rouge (ou bleue), cela (d)étonnerait.

Sébastien Bailly : «Le français ne supporte pas la faute de grammaire» (p. 35). La situation est plus trouble dans ce cas : s’il n’est pas sûr que le français «ne supporte pas la faute de grammaire», il est avéré, en revanche, que beaucoup de Français affirment ne pas la souffrir.

Sur Twitter : «Je vais enfin “avoir” mon grand danois !» (@Mlle_V). Un grand Danois, ce ne serait pas tout à fait pareil.

Entre majuscule et minuscule, et vice versa, il y a un monde.

Références

Ancion, Nicolas, Les ours n’ont pas de problème de parking, édition numérique, Saint-Cyr sur Loire, publie.net, coll. «Fiction 17», 2011 (2001).

Bailly, Sébastien, les Zeugmes au plat. Éloge d’une tournure humoristique, Paris, Mille et une nuits, coll. «Mille et une nuits», 585, 2011, 107 p. Avant-propos de Hervé Le Tellier.

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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