Mystère impénétrable au Centre Bell
Publié le 10 février 2010
Bob Gainey n’est plus le directeur gérant des Canadiens de Montréal; c’est entendu.
Mais que lui est-il arrivé ? Le jour même, on s’interrogeait. Le lendemain, pas moins.
Le jour même, le 8 février, avant la conférence de presse officielle
Le site du Réseau des sports a d’abord écrit qu’il semblait que Gainey «se retirait», qu’il «démissionnait», qu’il «quittait ses fonctions».
Cyberpresse.ca, pour sa part, a cédé à la tentation du verbe quitter employé absolument, encore qu’au conditionnel : «Gainey quitterait à la faveur de Gauthier.» Non sans se poser la question toutefois : «A-t-on décidé de “démissionner” Gainey ? Il appert pour le moment que celui-ci aurait décidé de quitter de son propre chef, à trois semaines de la date-limite des transactions.»
Le lendemain
«Bob Gainey remplacé», titrait Radio-Canada. Ailleurs sur le site : «Gainey passe le flambeau.»
Le Devoir n’était pas moins neutre : «Gainey part, Gauthier arrive» (p. 1).
La une du Journal de Montréal pouvait, elle, porter à confusion : «Gainey lâche.» Verbe ou adjectif ?
Le site officiel des Canadiens se faisait positif : «Tandis que la formation est au plus fort de la course pour une place en séries, Gainey lègue donc les rênes de l’équipe à son bras droit Pierre Gauthier, qu’il continuera d’épauler en tant que conseiller spécial.»
Réjean Tremblay, dans la Presse, l’était beaucoup moins, quand il associait le départ de Gainey à celui de son prédécesseur : «Depuis, nous avons appris la vérité. André Savard avait été tassé de force de son job. Sans doute apprendrons-nous un jour que ce fut la même histoire dans le cas de Gainey» (cahier Sports, p. 5).
L’Histoire révélera la Vérité. (Mais Elle ne dira pas que «Gainey a quitté».)
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