Trois questions périhockeyistiques

Samedi dernier, grâce à sa structure familiale latérale, l’Oreille tendue, accompagnée de l’Oreille tendue cadette, assistait au Centre Bell à la dégelée des Canadiens de Montréal contre les Capitals de Washington — c’est du hockey.

(Pour décrire ce genre de défaite honteuse, un journaliste de la Presse, Richard Labbé, parle de rince, au féminin.)

Comme d’habitude, l’Oreille se demandait pourquoi le niveau sonore était si élevé. Elle s’est cependant posé aussi trois nouvelles questions.

Ça sert à quoi les reprises vidéo des bagarres sur écran géant, sinon à perpétuer une pratique cromagnonesque ? (Sur les bagarres au hockey, dans la Presse+ d’hier, le joueurnaliste Maxime Talbot est cromagnonesque.)

Les arénas sont-ils les derniers endroits où l’on chante avec cœur l’hymne national canadien ?

Quand des dizaines de personnes viennent de mourir dans un incendie et qu’on demande aux spectateurs de leur consacrer un moment de silence, pourquoi refuser de le faire ?

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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