Fournée automnale

Au Québec, la langue fait encore et toujours écrire.

Un collègue de l’Oreille tendue, Karim Larose, l’auteur de la Langue de papier. Spéculations linguistiques au Québec (1957-1977) (2004), publie chez Nota bene, avec Karine Cellard, le premier des trois tomes d’une anthologie, la Langue au quotidien. Les intellectuels et le français dans la presse québécoise. Anthologie. Volume 1. Les douaniers de la langue (1874-1957).

Chez Boréal, Martin Pâquet et Marcel Martel lancent Langue et politique au Canada et au Québec. Une synthèse historique.

Être huron, inuit, francophone, vietnamien… Propos sur la langue et l’identité, de Louis-Jacques Dorais, paraîtra chez Liber.

Jean-Louis Major, au début d’Appartenances. Essai en pièces détachées (Éditions David), raconte ce que le français a représenté pour lui dans l’Ontario de sa jeunesse.

Enfin, après, entre autres titres, Anatomie du québécois (1996 et 1999), l’Incroyable Aventure de la langue française racontée depuis sa naissance à Rome jusqu’à sa greffe réussie en Amérique (2002 et 2003) et les Anglicismes de la vie quotidienne des Québécois (2006), Jean Forest publie son deuxième glossaire. Il y a eu le Grand Glossaire des anglicismes du Québec (2008); voici un livre au sous-titre absurde, le Grand Glossaire du français de France. Mots, sens et expressions qui font défaut au français du Québec (Triptyque). (S’il faut en croire le compte rendu paru dans le Devoir du 14-15 août 2010, p. E8, l’expression faire une pipe «ferait défaut au français du Québec»…)

Des heures de lecture en perspective.

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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