La reconnaissance du pion

Comment reconnaître un pion ?

Vous faites lire au sujet concerné la publicité suivante :

Les propriétaires de la Parisienne voulaient monnayer la valeur de leur entreprise sans que leur équipe de direction ne doive plier bagage. Roynat s’est occupée du montage financier (la Presse, 28 septembre 2011, cahier Affaires, p. 9).

Si le sujet concerné se met à tressaillir à la lecture du «ne explétif» utilisé avec «sans», vous avez affaire à un pion.

Il arrive à l’Oreille tendue d’avoir des réflexes de pion.

P.-S. — C’est sa bible, le Girodet, qui le dit : «Sans que. Toujours suivi du subjonctif. Après sans que, on évitera d’employer le ne explétif […]» (p. 701).

Référence

Girodet, Jean, Dictionnaire Bordas. Pièges et difficultés de la langue française, Paris, Bordas, coll. «Les référents», 1988 (3e édition), 896 p.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

2 thoughts on “La reconnaissance du pion”

  1. Ce « sans que.. ne » trouve des assises très fortes dans la littérature classique. Il ne faudrait pas vous blâmer de tressaillir devant des usages… vieillis.

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