La reconnaissance du pion

Publié le 08 octobre 2011

Comment reconnaître un pion ?

Vous faites lire au sujet concerné la publicité suivante :

Les propriétaires de la Parisienne voulaient monnayer la valeur de leur entreprise sans que leur équipe de direction ne doive plier bagage. Roynat s’est occupée du montage financier (la Presse, 28 septembre 2011, cahier Affaires, p. 9).

Si le sujet concerné se met à tressaillir à la lecture du «ne explétif» utilisé avec «sans», vous avez affaire à un pion.

Il arrive à l’Oreille tendue d’avoir des réflexes de pion.

P.S.—C’est sa bible, le Girodet, qui le dit : «Sans que. Toujours suivi du subjonctif. Après sans que, on évitera d’employer le ne explétif […]» (p. 701).

Référence

Girodet, Jean, Dictionnaire Bordas. Pièges et difficultés de la langue française, Paris, Bordas, coll. «Les référents», 1988 (3e édition), 896 p.


2 réactions sur La reconnaissance du pion

  • Jonathan Boyer dit :

    Ce « sans que.. ne » trouve des assises très fortes dans la littérature classique. Il ne faudrait pas vous blâmer de tressaillir devant des usages… vieillis.

  • [...] Il est expliqué aux lecteurs qu’«un Mexicain fraîchement débarqué» est un «“dos mouillé”», sans que soit indiqué l’équivalent anglais, «wetback» (p. 124). [...]

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