Académiciens à la rescousse

Le lien se trouvait dans une chronique récente de Pierre Assouline dans le Monde des livres, «L’Académie française s’attaque à la chienlit lexicale» (21 octobre 2011, p. 6). Il renvoie à une innovation sur le site de l’Académie : «Voici la première série de cette nouvelle rubrique, Dire, Ne pas dire, qui donne le sentiment de l’Académie française sur les fautes, les tics de langage et les ridicules qui s’observent le plus fréquemment dans le français contemporain.»

Au menu de cette première livraison, quatre rubriques. «Emplois fautifs» : Sur; Après que; Pas de souci; Au niveau de. «Néologismes et anglicismes» : Impacter; Best of. «Extensions de sens abusives» : Gérer; Quelque part. «Les bonheurs et les surprises de la langue française» : Oui; Coi / quiet.

Le titre est poussiéreux. Les emplois fautifs, les néologismes, les anglicismes et les extensions de sens réputées abusives, itou.

La preuve est faite une fois de plus, et bien faite : les portes ouvertes sont les plus faciles à enfoncer.

P.-S. — L’Oreille tendue a le vague souvenir d’un livre, d’un article ou d’un chapitre de livre (belge ?) intitulé «Dites, ne disez pas». Elle aimerait fort en retrouver la référence.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

2 thoughts on “Académiciens à la rescousse”

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*