Langue de campagne (23)

Le Québec entre en campagne électorale. Comme c’était le cas la fois précédente, l’Oreille, à l’occasion, sera tendue vers le vocabulaire politique de ses contemporains.

Pour commencer, ci-dessous, une liste de termes, jadis plus ou moins populaires, dont il faudra suivre l’évolution (ou noter la disparition).

Aile radicale

Autopeluredebananisation

Campagne d’idées

Caribous

Centre

Clarté

Classe moyenne

Conditions gagnantes

Constitution

Contribuables

Forces vives

Indépendance

Modèle québécois

Partition

Petite politique

Plan b (Note : personne ne parle jamais de plan a.)

Productivité

Purs et durs

Référendum

Révolution tranquille

Séparatiste

Souveraineté

Taille de l’État

Virage à droite

En ces temps de charte sur la laïcité, plusieurs mots seront sûrement ressassés jusqu’à plus soif. Exclusion sera du nombre.

Certaines expressions ne s’utilisent qu’avant et qu’après la campagne. C’est le cas d’avenir politique.

Enfin, il y aura sûrement des nouveautés. L’Oreille en a déjà repéré deux : jalon vers la souveraineté et cycle péquiste (il ne s’agit pas de vélo).

Une chose est sûre : le Parti libéral du Québec veut parler des vraies affaires (c’est son slogan).

Des heures de plaisir en perspective.

P.-S. — Le 11 septembre 2012, Nicolas Guay offrait, sur son blogue, «La campagne électorale, un bilan». Lui et l’Oreille ont des affinités.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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