Deux portraits maternels

Lula Carballo, Créatures du hasard, 2018, couverture, 2018, couverture

1. Portrait de mère en machine à sous

«À son retour, ma mère porte son masque de clown triste. Dans ses yeux, les rouleaux s’arrêtent sur des symboles dépareillés. La chance ne lui sourit jamais» (p. 41).

2. Portait de mère en monstre

«Ses chandails sont déformés par les pinces à linge qu’elle y accroche. Le panier à lessive posé à ses pieds, elle prend les pinces et les met dans sa bouche. Ma mère est un monstre sympathique avec des dents en bois» (p. 61).

Lula Carballo, Créatures du hasard. Récit, Montréal, Cheval d’août, 2018, 144 p. Ill.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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