Les zeugmes du dimanche matin et d’Émmelie Prophète

Émmelie Prophète, les Villages de Dieu, 2020, couverture

«Celui qui assassinait le Chef le remplaçait, héritait de ses biens, de sa folie, parfois de ses maîtresses.»

«On racontait que Jules César avait déchargé son arme à travers la porte des toilettes. Il était de mèche avec le dreadlocks qui était l’un des rares à pouvoir approcher Cannibale 2.0. Quand les autres avaient compris ce qui se passait, ils étaient arrivés avec leurs gros rires, leur sueur, leur cruauté, leur ras-le-bol et avaient déchargé à tour de rôle leurs armes sur la porte des chiottes.»

«Sans abri, pauvre, elle ramassait tout ce qu’elle trouvait et vivait sous des morceaux de plastique, entourée d’objets qu’elle récupérait, qui allaient des bouteilles vides à des ossements humains. Un matin on la retrouvera dans un corridor, morte avec son passé, ses tragédies silencieuses ou non traduites.»

«Il y avait de la boue sur nos pieds, nos vêtements, nos mains. Peut-être sur nos âmes aussi.»

Émmelie Prophète, les Villages de Dieu, Montréal, Mémoire d’encrier, 2020, 224 p. Édition numérique.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Laissez un commentaire svp