La liberté de PKP
Publié le 11 janvier 2010
Pierre Karl Péladeau est président et chef de la direction du groupe Quebecor (médias, imprimeries, télécommunications, etc.). On l’entend souvent chanter les mérites de la convergence et rappeler la prépondérance des contenus sur leurs canaux de diffusion dans l’économie médiatique contemporaine.
Hier soir, au gala célébrant le centième anniversaire du Devoir, il a fait preuve, dans son allocution, d’une grande liberté.
Envers la syntaxe, d’abord : beaucoup de ces phrases étaient bancales.
Envers l’histoire de la littérature, ensuite : il a associé Fontenelle, l’Encyclopédie de Diderot et D’Alembert, et le quotidien montréalais. Le prétexte ? Fontenelle est mort quelques semaines avant d’avoir 100 ans, alors que le Devoir, lui, est bel et bien centenaire. Le rapport entre le XVIIIe siècle et le journal ? La liberté de penser (si j’ai bien compris). L’Encyclopédie ramenée au seul nom de Fontenelle ? Cela relève, c’est le moins qu’on puisse dire, du raccourci historique : Fontenelle n’a pas collaboré à l’entreprise, bien qu’il l’ait influencée.
Pierre Karl Péladeau a raison : les contenus sont importants.
3 réactions sur La liberté de PKP
[...] Julie Snyder, la dulcinée de PKP, a opéré la semaine dernière une fusion inattendue de ces trois expressions populaires [...]
[...] La langue du fleuron de l’empire de PKP mériterait une étude. [...]
[...] Pourquoi ? Parce qu’une goutte a fait déborder «le vase». Lisette Lapointe l’a dit le 6 janvier, puis Michel David (le Devoir), André Pratte et Lysiane Gagnon (la Presse) l’ont répété le lendemain. Le vase ? Une grogne envers la direction du parti, et notamment Pauline Marois, qui le dirige. La goutte ? Une loi pour soustraire à la loi une entente commerciale, pour la gestion d’un aréna, entre la ville de Québec et l’entreprise de PKP. [...]