Célébrons
Publié le 09 octobre 2010
Oublions le s de trop dans «Notre tartes». Laissons de côté le mystérieux «Écrit [avec accent] des messages speciaux [sans accent]». Ne nous interrogeons pas sur l’identité du jury qui a élu ces «Fameuses tartes maison de Montreal [sans accent]».
Arrêtons-nous à «Venez essaiyer [avec un i de trop] notre tartes de citrouille festive».
Festif, ive : «Qui se rapporte à la fête; de la fête; qui est de la nature de la fête, qui constitue une fête», dit mon Petit Robert (édition numérique de 2010).
On pourrait se contenter de supposer que la tarte est festive, car destinée à une fête, en l’occurrence Halloween. On pourrait encore imaginer que c’est la citrouille qui est festive; elle aussi a le droit de s’amuser.
Je ne peux cependant pas faire autrement qu’entendre dans ce festive une autre manifestation du festivalesque généralisé dans lequel baigne le Québec et qu’a décrit Pierre Popovic.
Après tout, il doit bien y avoir un Festival de la tarte et un Festival de la citrouille, voire un Festival de la tarte à la citrouille, quelque part dans la Belle Province.
Référence
Popovic, Pierre, «Le festivalesque (La ville dans le roman de Réjean Ducharme)», Tangence, 48, octobre 1995, p. 116-127. En PDF, ici.
4 réactions sur Célébrons

[...] Les Québécois aiment aussi le festival : il y en a des centaines dans la Belle Province. [...]
[...] Ce n’est peut-être pas possible : débarquer dans un pays, le décrire dans un livre et être apprécié des autochtones. [...]
Cela a commencé, le 16 décembre, par un tweet de @MFBazzo [...]
[...] Pour l’historien ou le topographe / De pied en cap, Québec est toute sauf plate / Carnaval, festival, fête nationale [...]