Langue de campagne (3)

L’Oreille tendue n’a pas peur de se répéter : pour elle, le grégarisme québécois tient en un verbe, s’asseoir. Ce verbe est largement préféré à discuter, débattre, s’affronter. (Voir les entrées du 6 octobre 2010, du 25 février 2011, du 16 mars 2011, du 26 avril 2012, du 24 mai 2012 et du 29 mai 2012.)

Le slogan de Québec solidaire durant l’actuelle campagne électorale québécoise — «Debout» — paraît rompre avec cette belle unanimité.

Questions. Puisqu’on s’est beaucoup assis, le temps est-il donc enfin venu de se lever ? Doit-on au contraire être «debout» avant de «s’asseoir» ? S’agit-il d’être «debout» plutôt que de «s’asseoir» ?

Que d’interrogations, si peu de jours.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

1 pensée sur “Langue de campagne (3)”

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*