Patinez assis

Des joueurs de hockey connaissent du succès grâce à leur coup de patin. D’autres doivent leur carrière à leur vision du jeu. Certains ne jurent que par la rudesse.

Et il y a des joueurs qui réussissent parce qu’ils sont dans la bonne chaise. Traduction libre : leur entraîneur a trouvé la façon optimale de les utiliser.

Des gens apprécient l’expression : «Je sais qu’il y a une perception selon laquelle on défend plus nos structures que nos joueurs, mais notre intérêt principal, c’est que le joueur soit assis dans la bonne chaise» (Sylvain Lalonde, directeur général de Hockey Québec, cité dans la Presse+, 9 mai 2016).

D’autres, moins : «Mon souhait pour la prochaine saison du CH ? Ne plus entendre qu’un joueur est ou n’est pas “dans sa chaise”. Mes oreilles saignent» (@JFBegin).

P.-S. — Cela expliquerait la belle passe que vient de faire Phillip Danault à Torrey Mitchell, sur le deuxième but des Canadiens de Montréal contre les Canucks de Vancouver. Il serait, enfin, assis dans la bonne chaise.

P.-P.-S. — Oui, c’est de la langue de puck.

Référence

Melançon, Benoît, Langue de puck. Abécédaire du hockey, Montréal, Del Busso éditeur, 2014, 128 p. Préface de Jean Dion. Illustrations de Julien Del Busso.

Langue de puck. Abécédaire du hockey (Del Busso éditeur, 2014), couverture

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *