Entente cordiale

On l’a assez dit : le Québécois aime la bonne entente, et les débats, fussent-ils de société, ne l’enthousiasment guère. On ne s’étonnera pas de trouver des traces linguistiques de cela.

En vis-à-vis, dans le cahier des sports du journal la Presse de ce samedi, deux articles sur l’équipe de football des Alouettes de Montréal : «Cela dit, l’attaque des Riders est loin d’être aussi explosive que celle des Alouettes, on s’entend là-dessus» (p. 2); «Et on s’entend que la probabilité de dopage est un tantinet plus élevée au football qu’au golf…» (p. 3). On s’entend : le mot est lâché.

Il marque la connivence, réelle ou souhaitée, vraie comme fantasmée. Il devrait sceller la complicité.

À l’oral, on entend aussi on s’entend-tu que. Ce n’est pas plus sûr.

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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