Souche et souches
Publié le 01 mai 2010
Le mot est passé dans l’usage : il y aurait les Québécois de souche, et les autres. Devenu courant, on peut (enfin) l’utiliser avec distance.
C’est ce qui permet aux Cowboys fringants de chanter «Je suis un Québécois de souche / J’ai une fleur de lys tatouée s’a bouche.»
C’est ce qui permet à une collègue, d’origine européenne, mariée à un Américain, vivant à Montréal, d’appeler son chat La Souche; c’était le seul autochtone de la maison.
C’est ce qui permet à Carla Beauvais de lancer le magazine féminin Souche, «un nouveau magazine qui s’adresse aux femmes âgées entre 25 et 40 ans issues des communautés culturelles», dixit la Presse du 28 avril 2010 (cahier Arts et spectacles, p. 3).
Les souches ne sont plus ce qu’elles étaient.
Référence
Les Cowboys fringants, «Québécois de souche», Motel Capri, 2001.
6 réactions sur Souche et souches
[...] au Québec est dit Blanc tout non-autochtone. Les Québécois «de souche» à la peau pâle sont des Blancs, comme le sont les Québécois «d’adoption» [...]
[...] J’aurais aimé inventer l’expression «Québécois de souk», cette variété particulière du «Québécois de souche». [...]
[...] Le mot étonnera un lecteur qui ne serait pas de souche. [...]
[...] Tous blancs, mignons, sortis de la souche de nos aïeux défricheurs, les lofteurs. [...]
[...] L’Oreille tendue est la première à s’en étonner : c’est la cinquième fois qu’elle parle de tatouage [...]
[...] C’est pour éviter ce genre de situation que le premier gouvernement du Parti québécois (PQ) avait promulgué, en 1977, la Charte de la langue française, communément appelée la loi 101. [...]