En vrac

Jean Echenoz, Vie de Gérard Fulmard, 2020, couverture

(Quand paraît un nouveau livre de Jean Echenoz, cela se célèbre. Vie de Gérard Fulmard venant de paraître, célébrons pendant quelques jours.)

Une diaphore ? «Franck me dépêche, donc je me dépêche» (p. 38).

Une apposition qui ravit ? Celle-ci, parmi tant d’autres : «Entrée sans frapper […]» (p. 39).

Un bar à ongles ? Oui (p. 47).

Des échos internes ? «Ah bon ? Deux mois ?» (p. 100 et p. 180)

Une réflexion sur les parenthèses : «je ferme ici ma parenthèse, mais c’est toujours le même problème avec les parenthèses : quand on les ferme, qu’on le veuille ou non, on se retrouve dans la phrase» (p. 168).

Une allusion à la surdité ? C’est de saison : «Tout muet qu’il fût, le film m’avait en quelque sorte rendu sourd» (p. 174).

 

Référence

Echenoz, Jean, Vie de Gérard Fulmard, Paris, Éditions de Minuit, 2020, 235 p.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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