«Retour à la forêt : voici le chasseur de cerfs de Virginie en train de déverser une poche de “pommes à chevreuil” sur son site appâté. Il y balance aussi du maïs, des carottes… et la carte mémoire de sa caméra de chasse y piégera ensuite des cerfs, mais aussi des ours, des ratons, des porcs-épics et des pékans. Cet humain se trouve ainsi à engraisser la biomasse de tout un écosystème et à s’inscrire dans ses grands équilibres, en échange, s’il est chanceux, de quelques kilos de viande. Au retour de son site, il se sent un peu comme le Candide de Voltaire : il cultive son jardin.»
Louis Hamelin, «La marche du monde», le Devoir, 18-19 octobre 2025, p. A12.
Les derniers mots de Candide (1759), le conte de Voltaire, sont : «Cela est bien dit, répondit Candide, mais il faut cultiver notre jardin.»
Voltaire est toujours bien vivant.
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