Nouvelle saveur

Michel Biron, la Conscience du désert, 2010, couverture

L’Oreille tendue connaissait, comme tout le monde, la langue de bois.

Elle avait croisé, chez François-Bernard Huyghe, la langue de coton.

Elle vient de découvrir, chez Michel Biron, dans la Conscience du désert (2010), la langue de verveine. Il s’agit de celle d’un professeur du fils de l’auteur :

Le professeur de mon fils nous explique par exemple, à nous les parents, que le professeur est mort : «Je suis un accompagnateur», affirme-t-il avec sérénité. Un peu moins de verticalité, un peu plus d’horizontalité, ajoute-t-il de façon sibylline. Finis les murs, il n’y a plus de hiérarchie. Vive la transversalité (p. 131).

Les choses ne s’améliorent pas, on dirait.

Références

Biron, Michel, la Conscience du désert, Montréal, Boréal, coll. «Papiers collés», 2010, 212 p.

Huyghe, François-Bernard, la Langue de coton, Paris, Robert Laffont, 1991, 186 p.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

2 thoughts on “Nouvelle saveur”

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*