Les mettre s’impose(rait)

Le gouvernement du Québec dévoilera plus tard aujourd’hui son projet de Charte affirmant les valeurs de laïcité et de neutralité religieuse de l’État ainsi que d’égalité entre les femmes et les hommes et encadrant les demandes d’accommodement. (L’Oreille tendue a analysé le document qui a servi à préparer ce projet de loi : «Document d’orientation. Orientations gouvernementales en matière d’encadrement des demandes d’accommodement religieux, d’affirmation des valeurs de la société québécoise ainsi que du caractère laïque des institutions de l’État.» C’est ici.)

Une chose est sûre : le gouvernement du Parti québécois sera ferme. La preuve ? «On met nos culottes», a déclaré une «source gouvernementale» au journal le Devoir (6 novembre 2013, p. A1).

L’expression mettre ses culottes marque, au Québec, une volonté d’affirmation. Qui les met prend ses responsabilités. Mieux : c’est le signe qu’on serait proactif.

Autres exemples

Avril 2004, dans la Presse du 29 avril : «“Le conseil de Nortel a mis ses culottes”» (cahier Affaires, p. 4).

Avril 2013, Assemblée nationale du Québec, question de Nathalie Roy, de la Coalition avenir Québec, à la ministre de l’Éducation, Marie Malavoy : «Alors, quand la ministre va-t-elle mettre ses culottes et cesser de sous-traiter aux commissions scolaires des augmentations de taxes ?» (Réponse de la ministre ici.)

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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