Autopromotion 197

Ce matin, vers 9 h 45, l’Oreille tendue sera au micro de Catherine Perrin, à la radio de Radio-Canada, pour parler de son plus récent livre, Le niveau baisse !, qui commence à arriver en librairie… aujourd’hui.

 

[Complément]

On peut (ré)entendre l’entretien ici.

 

Référence

Melançon, Benoît, Le niveau baisse ! (et autres idées reçues sur la langue), Montréal, Del Busso éditeur, 2015, 118 p. Ill.

 

Benoît Melançon, Le niveau baisse !, 2015, couverture

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

2 thoughts on “Autopromotion 197”

  1. Objet : Benoît Mélançon en entretien le 21 sept. 2015 avec Catherine Perrin à l’émission Medium large pour promouvoir son livre Le niveau baisse ! (et autres idées reçues sur la langue).
    N’en déplaise à ce grand linguiste, il y a bel et bien une syntaxe propre au français du Québec comme en témoigne sa citation lors de cet entretien : La syntaxe de la langue que nous parlons vous et moi, c’est du français, c’est rien d’autre, ça peut pas être rien d’autre. La phrase en français de France, de Belgique ou du Sénégal est : La syntaxe de la langue que nous parlons vous et moi, c’est du français, ce N’est rien d’autre, ça NE peut être rien d’autre.
    La phrase de Benoit Mélançon comporte une syntaxe typiquement québécoise : LA DOUBLE NÉGATION. Au Québec, les constructions négatives telles que :
    – On laisse pas personne tomber, (Denis Coderre, maire de Montréal, sur le déneigement le 16 mars dernier), au lieu de : On ne laisse personne tomber en français de France ;
    – J’veux pas lui prêter aucune intention (L’agente et relationniste Sandra Rossi sur le clip controversé de Natasha St-Pierre, en entrevue avec Catherine Perrin le 16 septembre), au lieu de : Je ne veux lui prêter aucune intention ;
    – J’ai pas rien compris au lieu de : Je n’ai rien compris ;
    – Ça donne pas d’emploi à personne. au lieu de : Cela ne donne d’emploi à personne.
    sont quotidiennement entendue à Radio Canada et ne choquent que les maudits Français qui ont appris leur langue en France.
    Un autre québécisme est le SUREMPLOI DU QUE :Ya seulement qu’une voie, (entendu tous les matins a la circulation) au lieu de ‘’Il n’y a qu’une voie’’ ou ‘’Il y a seulement une voie’’ en français de France, et L’ABSENCE DE PRONOMS RELATIFS. Ex.‘’La chose que je te parle’’, au lieu de ‘’La chose DONT je te parle’’ ou ‘’La vraie question qu’les militants doivent répondre, (Alexandre Cloutier, candidat à la chefferie du PQ) au lieu de ‘’La vraie question À LAQUELLE les militants doivent répondre.’’
    Alors, y a-t-il une syntaxe propre au québécois ou bien doit-on considérer que les journalistes et autres intervenants cultivés de Radio Canada ont une syntaxe bancale ?

    1. La disparition du ne à l’oral est attestée dans toute la francophonie depuis de nombreuses années; voyez, par exemple, ceci. Ce sont les linguistes qui le disent, pas l’Oreille tendue, qui ne l’est pas (linguiste).

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