Du roman comme manuel

Certaines mauvaises langues disent que la littérature est inutile. C’est évidemment faux. En lisant des œuvres de fiction, on peut apprendre des choses rares, par exemple la façon d’utiliser un moteur de recherche.

Soit le cas de Yeruldelgger (2013), le polar d’Ian Manook :

Le moteur de recherche lui proposa quatre-vingt mille résultats pour «chef, patronat, Corée». Elle en réduisit le nombre à douze mille en ajoutant «visite Mongolie», puis filtra encore les résultats en ajouant «naadam» à sa recherche pour obtenir cent huit réponses (éd. de 2016, p. 304);

Park Kim Lee était un patronyme plutôt connu avec quarante-sept millions d’entrées sur le moteur de recherche, mais en quelques mots-clés relatifs aux affaires, à la fortune et au business, Solongo éliminina les acteurs, les joueurs de foot et autres quidams pour isoler quelques milliers de résultats seulement, avant de cliquer sur l’option image (éd. de 2016 p. 311).

Merci pour la (double) leçon, Monsieur le professeur. Que ferions-nous sans vous ?

Référence

Manook, Ian, Yeruldelgger, avant-propos inédit de l’auteur, Paris, Albin Michel, coll. «Le livre de poche. Policier», 33600, 2016 (2013), 646 p.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *