Divergences transatlantiques 048

«Plaque de croissance» en réhabilitation

Soit la phrase suivante, tirée du Devoir du 29 mars 2017 :

Le Canada est connu pour son caractère aimable, poli et politiquement correct. C’est le sujet d’innombrables blagues, d’ailleurs, cette façon qu’ont les Canadiens de s’excuser après s’être fait piler sur les pieds (p. A9).

«Se faire piler sur les pieds» ? Se les faire écraser. Ce sens, commun au Québec, est relevé par le Petit Robert (édition numérique de 2014) : «RÉGIONAL (Gironde, Ouest; Canada) Écraser, fouler. • Piler sur les pieds de qqn, marcher dessus.»

Dans son Multi (édition numérique de 2017), Marie-Éva de Villers donne deux locutions familières dérivées de ce sens : «Piler sur son orgueil. Mettre son orgueil de côté. Se piler sur les pieds. Se trouver dans un espace restreint où il y a affluence.»

Bref, chers Canadiens, il vaut mieux, dans la mesure du possible, si ça n’ennuie personne, ne pas vous laisser marcher sur les pieds.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

2 thoughts on “Divergences transatlantiques 048”

  1. L’Oreille suggère-t-elle qu’il faudrait employer la forme «se faire marcher sur les pieds» plutôt que son équivalent régional ?

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