La clinique des phrases (s)

(À l’occasion, tout à fait bénévolement, l’Oreille tendue essaie de soigner des phrases malades. C’est cela, la «Clinique des phrases».)

Dans le Devoir du 15 janvier, l’ami Jean-François Nadeau s’interrogeait sur la montre conçue comme signe de richesse dans les sociétés contemporaines. Il prenait pour exemple un homme d’affaires québécois, François Lambert.

Ledit Lambert l’a pris personnel et mal. Il réplique au chroniqueur aujourd’hui dans les pages du même quotidien.

Extrait choisi :

Et si pour toi, c’est normal d’attendre des mois alors que toutes les données sont là, eh bien, tu n’as assurément pas la graine de l’entrepreneur.

Cette «graine de l’entrepreneur» étonne, tout autant par sa connotation grivoise que par l’emploi fautif de la formule être de la graine de.

Proposition de correction :

Et si pour toi, c’est normal d’attendre des mois alors que toutes les données sont là, eh bien, tu n’es assurément pas de la graine d’entrepreneur.

À votre service.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

2 thoughts on “La clinique des phrases (s)”

  1. Citation: «Eh bien, tu n’es assurément de la graine d’entrepreneur.»

    Maladie nosocomiale: passée par la clinique des phrases pour un simple rhume, une phrase attrape la grippe.
    Dans cette phrase corrigée, il manque un «pas», me semble-t-il.
    Mieux encore peut-être: «Eh bien, assurément tu n’es pas de la graine d’entrepreneur.»
    Cordialement.

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