Les zeugmes du dimanche matin et d’Erri de Luca

Erri de Luca, Impossible, 2020, couverture

«La pièce qui m’accueille vingt-trois heures par jour s’appelle cellule d’isolement, mais elle ne m’isole pas du tout de toi et de ce qui compte pour moi. J’ai vécu dans des endroits plus inconfortables. J’ai du papier, un stylo et du temps. Je fais de la gymnastique, je répète mentalement ce que je sais, chansons, vers, proverbes.»

«À mon âge, la prison prive de peu. Une peine appropriée serait de retirer les montagnes de mon passé, de les effacer de mes mains, de ma respiration.»

«J’ai retrouvé ensuite mes origines, elles étaient devenues des souvenirs, des années, des bouteilles vidées.»

Erri de Luca, Impossible, Paris, Gallimard, coll. «Du monde entier», 2020. Traduction de Danièle Valin. Édition numérique.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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