Emprunt à l’anglais to rattle the cage, brasser la cage est commun dans le français populaire du Québec. Qui brasse la cage, en quelque synonymique sorte, secoue le cocotier, voire sonne l’alarme.
Exemple journalisique : «Baveux et irrévérencieux. Le magazine p45 veut brasser la cage des publications alternatives» (la Presse, 7 mars 2001).
Exemple littéraire, tiré des Offrandes musicales, de Michel Tremblay (2021), italiques certifiées d’origine :
J’ai pour ainsi dire mis fin à ma fréquentation des salles de concert et si je continue d’aller à l’opéra, à Montréal, à New York, à Paris, c’est plus pour le visuel que pour la musique. Je me passionne pour les mises en scène qui brassent la cage, comme je le dis souvent, sans toutefois endommager l’œuvre — je déteste les metteurs en scène qui se croient plus importants que ce qu’ils montent; je possède donc, à Montréal comme à Key West, une impressionnante collection de productions sur DVD d’opéras de partout à travers le monde (p. 145).
Un titre de la Presse+ du 31 décembre 2025 étonne un brin l’Oreille tendue : «Le (presque) nonagénaire qui nous brasse la cage.» Le nous réflexif était-il vraiment nécessaire ?
Tant de questions, si peu d’heures.
Référence
Tremblay, Michel, Offrandes musicales. Récits, Montréal et Arles, Leméac et Actes Sud, 2021, 165 p.
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