L’économie du signe

Untel travaille «trois jours semaine». La bataille des plaines d’Abraham a eu lieu en «dix-sept cinquante-neuf». L’autobus passe «à sept». L’établissement est géré par «l’équipe-école».

La preuve, linguistique cette fois, qu’il n’y a pas de petites économies.

 

[Complément du 18 septembre]

À la radio ce matin : «expérience terrain».

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

9 thoughts on “L’économie du signe”

  1. L’équipe-école (il y a un trait-d’union dans les documents que je reçois de la CSDM) est une création particulièrement douloureuse. C’est d’une laideur totale, ça se prononce mal et… ça ne veut rien dire. Qui fait partie de l’équipe de l’école? Juste les profs? Les profs et les professionnels en contact avec les enfants? Tous les adultes de l’école? Les adultes et les enfants?

    Mystère. Lorsque ce barbarisme disparaîtra, je sais déjà que je me sentirai soulagée.

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