Le chant du tabarnac/k

Publié le 03 septembre 2010

Deux citations pour clore (temporairement ?) le cycle du tabarnac/k.

La première — une fois ne sera pas coutume — de Lynda Lemay, de sa chanson «Les maudits Français» (Du coq à l’âme, 2000).

Et quand ils arrivent chez nous

I s’prennent une tuque et un Kanuk

Se mettent à chercher des igloos

Finissent dans une cabane à sucre

I tombent en amour sur le coup

Avec nos forêts et nos lacs

Et i s’mettent à parler comme nous

Apprennent à dire «tabarnac»

La seconde de Richard Dubois, dans son essai Un Québec si lointain. Histoire d’un désamour. En sept points, sur deux pages, il évoque ce qu’est le mot «Tabarnak» pour un Québécois vivant, lui, chez «Les maudits Français». Deuxième point :

Peut-être le mot le plus ému, le plus émouvant, le plus riche en émotions du vocabulaire québécois (p. 212).

Référence

Dubois, Richard, Un Québec si lointain. Histoire d’un désamour, Montréal, Fides, 2009, 213 p.


5 réactions sur Le chant du tabarnac/k

  • Patrick dit :

    Et que dire de l’orthographe « tabernacle » employée par la journaliste française et que reprend Nathalie Petrowski dans sa chronique sur Charlotte Le Bon?

    A propos de cette même chronique, quelle est l’origine de l’expression « fesser dans le dash »?

    • L’orthographe «Tabernacle» ? Un autre signe que les Français, quand ils s’émoustillent de la langue de leurs «cousins», manquent parfois d’oreille. Pour d’autres occurrences, voir les textes de la catégorie «Ma cabane au Canada».
      «Fesser dans le dash» ? Son étymologie m’échappe. Pour son sens, voici l’entrée que nous lui consacrions dans le Dictionnaire québécois instantané en 2004 (p. 60) : «Taper pas à peu près. Superlatif de fesser. “Avec ses scènes de sexe explicites et ses meurtres carabinés, cette espèce de Thelma & Louise version hardcore, qui se situe entre road movie sanguinolent et film de cul trash-qui-fesse-dans-le-dash, est à déconseiller aux âmes sensibles” (la Presse, 15 septembre 2000).»

  • [...] Une image, une lecture et un tableau me donnent l’occasion de revenir sur un riche sujet, le juron québécois, plus précisément sur le mot tabarnac (orthographe non certifiée), dont j’ai eu souvent l’occasion de parler, par exemple ici. [...]

  • Les Québécois aiment chanter et sacrer, voire chanter en sacrant et sacrer en chantant. Cela n’a pas échappé aux non-autochtones. Démonstration. […]

  • Laissez une réponse

    Articles les plus lus

    À suivre sur le Web

    Méta

    L’Oreille tendue est propulsée par WordPress et le thème SubtleFlux, traduit par WordPress tuto et adapté par Benoît Melançon.

    © 2009-2012 L’oreille tendue Tous droits réservés -- Copyright notice by Blog Copyright