Le chant du tabarnac/k

Deux citations pour clore (temporairement ?) le cycle du tabarnac/k.

La première — une fois ne sera pas coutume — de Lynda Lemay, de sa chanson «Les maudits Français» (Du coq à l’âme, 2000).

Et quand ils arrivent chez nous

I s’prennent une tuque et un Kanuk

Se mettent à chercher des igloos

Finissent dans une cabane à sucre

I tombent en amour sur le coup

Avec nos forêts et nos lacs

Et i s’mettent à parler comme nous

Apprennent à dire «tabarnac»

La seconde de Richard Dubois, dans son essai Un Québec si lointain. Histoire d’un désamour. En sept points, sur deux pages, il évoque ce qu’est le mot «Tabarnak» pour un Québécois vivant, lui, chez «Les maudits Français». Deuxième point :

Peut-être le mot le plus ému, le plus émouvant, le plus riche en émotions du vocabulaire québécois (p. 212).

Référence

Dubois, Richard, Un Québec si lointain. Histoire d’un désamour, Montréal, Fides, 2009, 213 p.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

5 thoughts on “Le chant du tabarnac/k”

  1. Et que dire de l’orthographe « tabernacle » employée par la journaliste française et que reprend Nathalie Petrowski dans sa chronique sur Charlotte Le Bon?

    A propos de cette même chronique, quelle est l’origine de l’expression « fesser dans le dash »?

    1. L’orthographe tabernacle ? Un autre signe que les Français, quand ils s’émoustillent de la langue de leurs «cousins», manquent parfois d’oreille. Pour d’autres occurrences, voir les textes de la catégorie «Ma cabane au Canada».
      Fesser dans le dash ? Son étymologie échappe à l’Oreille tendue. Pour son sens, voici l’entrée que nous lui consacrions dans le Dictionnaire québécois instantané en 2004 (p. 60) : «Taper pas à peu près. Superlatif de fesser. “Avec ses scènes de sexe explicites et ses meurtres carabinés, cette espèce de Thelma & Louise version hardcore, qui se situe entre road movie sanguinolent et film de cul trash-qui-fesse-dans-le-dash, est à déconseiller aux âmes sensibles” (la Presse, 15 septembre 2000).»

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*