Avons-nous besoin d’un nouveau pronom personnel ?

Ceci, tiré de la Vie provisoire (1995) d’André Major, au moment où le narrateur évoque sa grand-mère et son ex-femme :

À cela sa grand-mère avait déjà répondu à sa façon : “Parce que je t’ai adopté avant que tu sois baptisé.” […] Elle n’avait pas dit : “Parce que ton grand-père et moi t’avons adopté”, parlant comme toujours à la première personne du couple, une manie d’impératrice que Denise avait, elle aussi, et à laquelle elles ne dérogeaient qu’en cas de malheur (p. 186).

Ni tout à fait première personne du singulier, ni première personne du pluriel : «première personne du couple».

Référence

Major, André, la Vie provisoire, Montréal, Boréal, 1995, 234 p.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

1 pensée sur “Avons-nous besoin d’un nouveau pronom personnel ?”

Laisser un commentaire

Votre adresse de courriel ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*