De deux choses l’une ?

Publié le 01 octobre 2012

C’est couru : les lecteurs de l’Oreille ont l’oreille.

L’autre soir, par exemple, @GPinsonM19 se demandait, sur Twitter, si ladite Oreille s’était déjà penchée sur l’expression «fait français». Honte à elle : point pantoute.

Corrigeons la situation.

Il est essentiellement deux usages de «fait français».

Un usage géographique: le «fait français» n’est pas franco-hexagonal. On parle le plus souvent de «fait français en Amérique» ou de «fait français au Canada», bref, là où la langue et la culture françaises sont minoritaires.

Un usage linguistique : les choses iraient mal. Voilà pourquoi le «fait français», pourtant «bien vivant», risque de «reculer» et voilà pourquoi il faut travailler «à son rayonnement» ou «à son maintien». Exemple tout récent : «Travailler au maintien du fait français au Québec» (publicité du Syndicat de l’enseignement de la Pointe-de-l’île, le Devoir, 29-30 septembre 2012, p. G2).

Ces deux usages sont fréquemment enchaînés : «Le fait français recule en Ontario» (le Droit, 25 septembre 2012).

Ce n’est pas plus compliqué que cela.

P.-S.—Plus rarement, on peut voir «fait francophone».


1 réaction sur De deux choses l’une ?

  • André Hamel dit :

    « l’autre c’est le soleil » (Prévert).

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