Plus ultime qu’extrême

Le succès de l’adjectif extrême ne se dément pas depuis des années. L’Oreille tendue a plusieurs textes là-dessus.

À un moment, elle a pensé que ultime pourrait déloger extrême, mais cela ne s’est pas avéré.

L’autre soir, à table, son fils cadet, au détour d’une phrase, lance «Le moniteur a un accent de la mort qui tue». «De la mort qui tue ?» demande, tendue, l’Oreille. «Plus qu’extrême, plus que tout au monde», lui explique-t-on, son fils aîné se joignant à la conversation.

Vous aurez été prévenus.

P.-S. — Qu’est-ce qu’un «un accent de la mort qui tue» ? Quand, par exemple, au Québec, on dit toué pour toi.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

3 thoughts on “Plus ultime qu’extrême”

  1. J’y verrais une différence d’avec extrême car « de la mort qui tue » a un aspect mélioratif ou en tout cas un sens « plus que tout au monde ».

    Par exemple « est-ce que je mets ma robe « de la mort qui tue » pour aller à cet anniversaire? Signifiant, évidemment, la robe qui fera tourner les têtes.

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