Pas terrible, en effet

Une pancarte brandie durant une manifestation à la suite du Sommet sur l’enseignement supérieur du gouvernement du Québec :

«Pauline
c’est pas
vargeux
ton
affaire» (le Devoir, 26 février 2013, p. A3).

Un tweet :

«La pochette de Chic de ville : pire ou meilleure que celle de Rêver Mieux ? Elle n’était pas vargeuse elle non plus…» (@OursMathieu).

Vargeux, donc. Ce qui, au Québec, n’est pas vargeux n’est pas terrible.

Remarque. Vargeux ne s’emploie que dans des constructions négatives. On ne dira pas Pauline, c’est vargeux ton affaire.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur/autrice : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

8 réflexions sur « Pas terrible, en effet »

  1. pour les constructions positives, il me semble que le verbe «varger» est usité (souvent dans le sens de quelque chose qui donne des émotions fortes; par exemple: «ce groupe de death metal tendance doom varge pas rien qu’un peu»).

  2. Selon le Wiktionnaire :
    Varger : (Canada) Cogner, frapper (parfois violemment), par exemple à l’aide d’une *verge*.

    Pour la construction positive, on dit aussi, au figuré : « Ça fesse. »

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