
L’Oreille tendue doit l’avouer : il manquait deux fous à ses collections.
Nous avions croisé celui qui se trouve dans une poche, celui qui se distingue du fin, celui qui se ridiculise et celui qui ne se contient plus (fou comme d’la marde).
Il aurait aussi fallu parler de celui qui se compare à un balai. Dans le français populaire du Québec, est réputée folle comme un balai la personne qui ne se peut plus. Sous «Balai. Fou comme (le, un) balai», Pierre DesRuisseaux propose «Étourni, écervelé, fou de joie» (p. 26).
Qu’en est-il de lâcher son fou ? Toujours chez DesRuisseaux : «Se défouler, faire des pitreries» (p. 155).
Avec les excuses de la maison.
P.-S.—Ci-dessus, en effet, marde et balai paraissent synonymes.
P.-P.-S.—Oui, certes, il existe d’autres fous. Ce sera pour un autre tantôt.
Référence
DesRuisseaux, Pierre, Trésor des expressions populaires. Petit dictionnaire de la langue imagée dans la littérature et les écrits québécois, Montréal, Fides, coll. «Biblio • Fides», 2015, 380 p. Nouvelle édition revue et augmentée.
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