La terminaison du jour

Ce ne sont pourtant pas les mots en -ade qui manquent en français. Le Petit Robert (édition numérique de 2010) en donne plus de 200.

On en invente néanmoins de nouveaux, et depuis longtemps.

Il neige ? @rdimatin parle de floconade.

Pour désigner les série télévisées américaines, Tonino Benacquista invente américanade (la Commedia des ratés, p. 98).

Les revues théâtrales de Gratien Gélinas mettaient en scène le personnage de Fridolin, d’où leur intitulé (Fridolinades).

En 1753, Morelly publie Naufrage des isles flottantes, ou Basiliade du célèbre Pilpai.

Dans un registre un brin différent, l’excellent Jean-François Vilar propose enculade (Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués, p. 157 et p. 283).

Il faut de tout pour faire un monde.

P.-S. — Au moment de mettre ce texte en ligne, l’Oreille tendue découvre l’existence du compte Twitter @wikinade.

Références

Benacquista, Tonino, la Commedia des ratés, Paris, Gallimard, coll. «Série noire», 2263, 1991, 242 p.

Vilar, Jean-François, Nous cheminons entourés de fantômes aux fronts troués, Paris, Seuil, coll. «Fiction & Cie», 1993, 475 p.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

1 pensée sur “La terminaison du jour”

  1. Il y a aussi les martinades… dont on trouve une définition
    dans le « Dictionnaire de la révolte étudiante »… 😉

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    7. Le dictionnaire de la révolte étudiante
    Vous avez le goût de vous remémorer le printemps érable? Procurez-vous le Dictionnaire de la révolte étudiante, qui explique, sous la plume d’artistes, d’étudiants, d’intellectuels, de journalistes ou de professeurs, le mouvement étudiant en 118 mots. Attention, les définitions des mots qui ont fait partie du vocabulaire québécois pendant plusieurs mois ne sont pas objectives. Ce sont plutôt des chroniques d’acteurs, de témoins ou d’analystes des événements de ce printemps. On y trouve, par exemple, le mot plutôt rigolo «Martinade», un néologisme qui fait référence au chroniqueur Richard Martineau et qui signifie «une pensée de très courte amplitude qui fait passer la boutade pour de l’esprit critique». En librairie Aux éditions Tête première (Rachelle McDuff)

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    Source :
    http://journalmetro.com/culture/207282/7e-ciel-cette-semaine-on-craque-pour-14/

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