Syndicalonécrozoophilie

Les bénéficiaires de l’Oreille tendue connaissent les crosseurs : ceux qui s’autosatisfont, ceux qui trompent les autres, ceux qui se promènent à moto. Il en est d’autres espèces, plus spécialisées.

La semaine dernière, l’ancien président de la Fédération des travailleurs du Québec, Michel Arsenault, témoignait devant la Commission (québécoise) d’enquête sur l’octroi et la gestion des contrats publics dans l’industrie de la construction — la Commission Charbonneau, du nom de la juge qui la préside. Son témoignage a entraîné le commentaire suivant de Lino Zambito, lui-même déjà entendu par la commission :

Crosseur de poules mortes

(Merci au tumblr de La soirée est (encore) jeune pour cette découverte.)

Il y aurait donc des gens, dont l’ex-président de la FTQ, qui branleraient des gallinacés décédés.

Cela entraîne nombre de questions. Pourquoi la poule et pas le coq ? Le gallinacé mort répond-il à ce genre de caresses ? Le pluriel de poules mortes est-il justifié ? Est-ce plus grave d’être un crosseur de poule(s) morte(s) qu’un crosseur de poule(s) vivante(s) ? Quels sont les traits qui permettent de repérer le crosseur de poules mortes (Michel Arsenault en a «l’air») ?

Tant d’interrogations, si peu d’heures.

 

 

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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