Autopromotion (comme) 283

Larry Bongie, Sade, 2017, couvertureEn 1998, Larry Bongie, un vieil ami de l’Oreille tendue, publiait un ouvrage proposant une lecture neuve de l’œuvre et de la vie du marquis de Sade : Sade. A Biographical Essay. Les sadologues patentés n’ont pas tous apprécié.

Deux ans plus tard, en conférence, en Saskatchewan et en anglais, l’Oreille disait tout le bien qu’elle pensait de ce livre (on peut lire le texte de cette conférence ici).

On n’a donc eu aucun mal à la convaincre de signer la préface de la traduction française du livre.

C’était à lire en 1998; ce l’est encore aujourd’hui.

Références

Bongie, Laurence L., Sade. A Biographical Essay, Chicago et Londres, The University of Chicago Press, 1998, xii/336 p. Ill.

Bongie, Laurence L., Sade. Un essai biographique, Montréal, Presses de l’Université de Montréal, coll. «Espace littéraire», 2017, 408 p. Ill. Traduction d’Alan MacDonell en collaboration avec Armelle St-Martin. Préface de Benoît Melançon.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

Une pensée sur “Autopromotion (comme) 283”

  1. « Un jour, examinant l’Etna, dont le sein vomissait des flammes, je désirais être ce célèbre volcan. »
    (La Nouvelle Justine tome 2)
    Je n’aime pas l’homme qu’était le marquis de Sade, car c’était factuellement un criminel sexuel et un manipulateur, en revanche j’admire une partie de son oeuvre et surtout ce qu’elle symbolise. Dans un monde de plus en plus orwellien et oppressif, envahi par les intégrismes, le politiquement correct et les tabous de toutes sortes, Sade symbolise en effet l’insoumission totale, la liberté de corps et d’esprit. C’est pour cette raison que son oeuvre, écrite dans un style admirable et révolutionnaire sur le plan esthétique, n’a peut-être jamais été aussi salutaire qu’aujourd’hui, et c’est aussi pour cela qu’il y a un siècle, elle fit partie des principales sources d’inspiration des poètes et peintres surréalistes : André Breton, Benjamin Péret, Salvador Dali, Robert Desnos, Paul Eluard, Man Ray, Max Ernst…

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