Grève féline

C’était au début de mai. Les associations étudiantes et le gouvernement (du moins le croyait-on) venaient de s’entendre pour mettre un terme à la grève étudiante au Québec (ou faire une pause). Le président de la Fédération des travailleurs du Québec, Michel Arsenault, avait participé aux négociations menant à ce (non-)accord.

Quelques jours plus tard, interrogé à la radio de Radio-Canada, il résumait sa conception de l’art de négocier : «Quand t’as réussi à faire monter le chat dans l’arbre, il faut que tu l’aides à redescendre.»

Traduction libre : une fois l’autre partie poussée dans ses derniers retranchements, il faut l’aider à sauver la face.

Pour Michel Arsenault, ce devait être considéré comme un conseil adressé aux leaders des associations étudiantes.

A-t-il été entendu ?

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

2 thoughts on “Grève féline”

  1. Une simple question : je vois quelques fois le mot «avéré» dans vos intéressantes chroniques. Par exemple, «rétrosexuel est plus rare mais il est avéré». Veut-on dire que le mot est vrai, admis, reconnu officiellement, ou encore qu’on l’entend parfois ? Cet usage d’avéré s’avère-t-il correct ? Ce n’est en rien une critique.

    R Bonin

    1. Bien vu ! Pour des raisons qu’elle ne s’explique pas elle-même, l’Oreille tendue avait parfois la bizarre manie d’employer avérer comme synonyme d’attester. Elle ne le fera plus. (Et elle a corrigé les textes où apparaissait cette fausse synonymie.) Merci.

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