Il n’est point de sot métier

Noël approche : l’Oreille tendue devra magasiner. Ce n’est guère son genre. Elle n’entre chez le chausseur qu’en dernier recours et elle ne va jamais dans les ventes de garage.

S’il n’en tenait qu’à elle, elle ne fréquenterait que les grandes surfaces de construction / bricolage / rénovation et elle ne consulterait que leurs associés. (Pour les associées, l’Oreille s’interroge toujours.)

Les bijouteries, elle ne connaît donc guère. Heureusement qu’elle a ses lecteurs pour ça.

C’est grâce à l’un d’eux — appelons-le Colibrius — qu’elle apprend que le vendeur de bijoux, du moins dans certains arrondissements montréalais, est out. Il a été remplacé par l’«ambassadeur de marque».

On ne le dira jamais assez : on n’arrête pas le progrès.

 

[Complément du 12 décembre 2012]

Pile-poil au moment où l’Oreille tendue mettait ce texte en ligne, elle recevait la publicité ci-dessous par courriel. Pile-poil. Big Brother serait donc un lecteur de l’Oreille ?

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CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

4 thoughts on “Il n’est point de sot métier”

      1. bizarrement ça ne ressemble même pas à du traduit-de-l’anglais («you will be delivered»? ça n’aurait pas plus de sens), on dirait juste un texte fait de raboutages et que personne n’a relu.

        en tout car rien ne nous permet de résoudre cette question brûlante: qu’est-ce qui brille ainsi, le bijou ou le créateur?

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