Combien de bout(s) pour une (la) v(V)ierge ?

Cela a été dit et répété, ici comme ailleurs : les jurons québécois viennent souvent du monde de la religion. Les exemples de sacres ne manquent pas à partir de calice, chasuble, Christ, ciboire, hostie, sacrement, tabernacle, etc.

Quand on entend bout d’cierge (à prononcer bout d’ciarge), on peut donc légitimement penser que ce cierge sort de l’Église. Tout aussi légitimement, on peut lui supposer deux bouts, qu’on peut brûler ensemble ou pas.

Comme le faisait remarquer @JSDR l’autre jour, c’est plus complexe pour bout d’vierge (à prononcer bout d’viarge).

D’une part, cette vierge est-elle la Vierge ?

D’autre part, qu’il s’agisse de la Vierge ou d’une vierge, combien aurai(en)t-elle(s) de bout(s) ?

Tant de questions, si peu de jours.

 

[Complément du 8 juin 2016]

En version concentrée, cela donne :

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Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

4 thoughts on “Combien de bout(s) pour une (la) v(V)ierge ?”

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