Et si…

Charles-Philippe Laperrière, Gens du milieu, 2018, couvertureLisant Gens du milieu de Charles-Philippe Laperrière (2018), l’Oreille tendue avait eu a la puce à l’oreille devant la phrase suivante :

Depuis plusieurs mois, Connor agit en tant que second intervenant dans la réadaptation d’une masse croissante de clients, parmi quoi S. Dorion (p. 140).

Ce «parmi quoi» évoquait, pour elle, un romancier admiré.

Puis, quelques plages plus loin, elle lit une allusion directe à un roman lui aussi admiré, du même auteur :

Au moment du décès, sur la table de nuit, à côté du vaporisateur de naxolone intact, se trouvaient un verre d’eau, de l’aspirine, des lunettes à monture de corne, le roman Cherokee de Jean Echenoz où était glissée la photo d’un garçon de douze ans aux cheveux bouclés, aux traits tout fins, et quatre euros cinquante centimes (p. 165).

Tout s’explique.

 

[Complément du 10 juin 2018]

Charles-Philippe Laperrière est en entrevue dans la Presse+ du jour. Remarque de l’intervieweuse, Chantal Guy : «Il y a du Michon et du Echenoz chez Laperrière, qui avoue avoir voulu être en dialogue avec ces écrivains qu’il admire […].» Merci.

 

Référence

Laperrière, Charles-Philippe, Gens du milieu. Légendes vivantes, Montréal, Le Quartanier, «série QR», 121, 2018, 178 p., p. 175.

CC BY-NC 4.0 Cette œuvre est sous Licence Creative Commons Internationale Attribution-Pas d'Utilisation Commerciale 4.0.

Auteur : Benoît Melançon

Professeur, chercheur, blogueur, éditeur, essayiste, bibliographe, chroniqueur radiophonique épisodique, conférencier. Préfère Jackie Robinson à Maurice Richard.

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